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Les méthodes de préparation à l'accouchement

Article par Cyril-Claire COURNOYER , le 20/02/2008 à 15h29 , modifié le 20/02/2008 à 15h36 0 commentaire

Pendant la grossesse, surtout si c'est la première, vous vous posez mille questions, notamment sur l'accouchement, qui concentre pas mal d'angoisse. Pour vous détendre, rencontrer d'autres mamans et préparer au mieux la venue au monde de votre enfant, choisissez la méthode qui convient le mieux à votre sensibilité.

Préparation classique
Des premières contractions à l'expulsion en passant par la dilatation, les différentes phases de l'accouchement sont expliquées aux futures mères. Ces dernières sont également briefées sur le retour à la maison, la contraception et les précautions à prendre. C'est l'occasion de présenter l'allaitement maternel et les positions les plus confortables pour le pratiquer.
Les papas sont les bienvenus car des sujets tels que les enjeux pour le couple, la place de la femme devenue mère ou la sexualité sont abordés.

Notre avis : cette préparation offre une vision globale de ce qui va se dérouler. Elle démystifie les fantasmes et rassure les futures mamans. Complète avec son aspect pratique (cours de respiration, de décontraction, contrôle de la douleur ou détente de certains muscles) et théorique (explications, conseils...), elle offre aussi l'occasion aux mères de discuter entre elles. Elles ont ainsi l'occasion de partager leurs expériences et de poser toutes les questions qui leur tiennent à cœur. Cette préparation est remboursée par la sécurité sociale.

La sophrologie
Cette discipline vise à dominer les sensations douloureuses et de malaise psychique par des techniques de relaxation proches de l'hypnose. Priorité numéro un : se déstresser le jour J. Car beaucoup de futures mamans perdent les pédales au moment d'accoucher.
Charlotte Saragaglia, sophrologue explique : " nous aidons les femmes à projeter dans le futur l'événement à venir pour calmer l'angoisse. Et en limitant l'angoisse, on limite les crispations pendant l'accouchement, donc la douleur. "
Pendant ces exercices de relaxation, on frise l'endormissement sans jamais passer de l'autre côté de la barrière : le corps est ankylosé mais l'esprit fonctionne. Dans cet état dit de " sophronisation ", la femme est capable d'imaginer son accouchement. Anticiper pour contrôler, tel pourrait être la maxime de la sophrologie.
Cette préparation peut démarrer dès le second trimestre et les cours s'étalent sur une dizaine de séances.

Notre avis : 
La sophrologie fait de plus en plus d'adeptes car elle procure une détente et un bien-être immédiat.
En se prenant en charge, la femme s'approprie son accouchement et en fait un moment moins " médical " et plus intense, en surmontant la souffrance.
Les séances ne sont pas remboursées par la sécurité sociale, sauf si elles sont assurées par un médecin ou une sage-femme.

Le Yoga
Cette discipline d'origine brahmane (caste supérieure en Inde) vise à libérer l'esprit des contraintes du corps par la maîtrise de son mouvement.
" Le yoga repose sur les postures, l'équilibre du corps, les étirements. Il faut être concentré sur la respiration abdominale " explique Hélène de Gunzbourg, sage-femme spécialisée. Souffle et postures sont donc les maîtres-mot du Yoga. Adapté aux femmes enceintes, le yoga permet de détendre des parties du corps sollicitées par la grossesse comme le bas du dos qui supporte le poids du bébé, les jambes sujettes à des lourdeurs. Un gros travail sur la respiration permet de se relaxer ou au contraire de s'activer pour la phase d'expulsion.

Notre avis : 
Les cours de Yoga peuvent s'avérer très efficaces. Ils permettent notamment une détente maximale de toutes les parties du corps et un certain self-control.

L'haptonomie
Cette pratique a pour fondement le sens du toucher et se pratique dès que le bébé bouge. D'après le docteur Frans Veldman qui a mis au point cette technique, le fœtus perçoit très vite les échanges et plus ces derniers sont chargés d'affectivité, plus le fœtus enrichit sa personnalité.
Grâce au toucher, les parents entrent dans une relation privilégiée avec leur enfant : ils peuvent même le faire changer de position dans le ventre de sa maman. Ces gestes sont enseignés aux parents en 5 ou 6 séances. Les parents racontent qu'ils jouent avec leur bébé, ils lui parlent, l'appellent.

Notre avis : 
Cette technique s'apparente plus à une mise en condition qu'à une préparation. Néanmoins, la mère y apprend à détendre ses muscles. Quand le bébé comprime son diaphragme, elle peut l'encourager à descendre un peu. Ce qui lui sera utile au cours de l'accouchement pour guider en douceur le bébé vers l'extérieur.
L'haptonomie est souvent une expérience très forte en émotion car elle touche à l'affectivité. L'avantage indéniable est que les pères se sentent très impliqués pendant la grossesse.
N'hésitez pas à vous faire conseiller quelqu'un et à demander le tarif car les séances peuvent coûter assez cher et ne sont pas remboursées par la sécurité sociale.

Préparation par le chant
Soyez rassurée, il est inutile de chanter juste pour faire cette préparation ! Le travail respiratoire du chant et l'attention portée à la position du corps apprennent aux futures mamans à maîtriser leur souffle, à solliciter leurs muscles abdominaux, à pratiquer la bascule du bassin et à assouplir leur périnée pour l'accouchement.
D'après les adeptes, les bébés adorent entendre leur maman chanter bien avant la naissance. Les cours offrent donc un moment de détente pour le duo.

Notre avis :

Chanter n'agit pas seulement sur le plan mécanique, c'est aussi une façon simple d'exprimer ses émotions et une bonne recette pour chasser ses angoisses. Du chant prénatal pendant la grossesse, la maman pourra passer aux berceuses après son accouchement. Bref, chanter n'offre que des bienfaits.

 
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