Le retour à la maison avec son bébé: éviter le baby clash

Article par Anne HUMBERT , le 23/10/2009 à 16h24 , modifié le 23/10/2009 à 16h49 0 commentaire

De plus en plus de couples se séparent pendant la première année de la naissance de leur enfant. Que se joue-t-il dans ces nouvelles familles pour en arriver là ?

Le couple fusionnel: de 2 on passe à 3. Cela implique de partager, ce qui n’est pas le fort des couples fusionnels. Par nature, la mère va reporter son amour fusionnel sur son enfant, l’écoutant et l’observant souvent à longueur de journée pour comprendre quels sont ses besoins et y répondre de manière satisfaisante. La mère peut donner au bébé une place disproportionnée et le père peut se retrouver à partager sa femme avec son enfant jusque dans son lit .

Le couple à la libido en berne: après un accouchement, il est commun que les femmes n’aient pas tout de suite envie de revenir à une activité sexuelle. Tout d’abord car, physiquement, leur corps n’a pas retrouvé toute sa superbe (et c’est le cas de le dire !) mais aussi car le manque de sommeil ne favorise pas les retrouvailles sous la couette. Parfois du côté des hommes, ce n’est pas mieux: leur femme au cours de sa grossesse est devenue un être à la limite du sacré, et elle se rapproche inconsciemment de leur propre mère. Difficile dans ce cas de désirer sa femme à nouveau.

Le couple homme et femme d’affaire:
les femmes faisant des enfants de plus en plus tard, elles se retrouvent à gérer un bébé, leur vie de famille et une carrière. Il n’est pas rare, si on a un poste à responsabilité, que l’on se retrouve à peine sortie de la maternité avec des mails pros qui arrivent. Sans repartir au travail aussi vite que Rachida Dati, il est souvent difficile de gérer de front toutes ses responsabilités. Les choix sont parfois vite faits et la première concession que l’on fait pour limiter la pression est de moins accorder de temps à son couple.

Le couple à la divergence d’opinion: Prendre une décision à deux, confronter ses points de vue en matière d’éducation, tout cela est bien joli tant que l’enfant n’est pas là. Mais une fois tous rentrés à la maison, les premières divergences d’opinion peuvent subvenir: laisser pleurer ou pas ? Arrêter l’allaitement ou pas ? Le faire dormir avec nous ? Accepter de faire garder son enfant pour une soirée ?
Tous ces sujets de discussion seront le quotidien des nouveaux parents qui vont devoir comprendre que la synergie n’est pas la symétrie, et qu’il va falloir discuter et encore discuter pour trouver des terrains d’entente et prendre une décision à deux, qui sera alors la bonne puisqu’elle aura été prise de concert.

Le couple ambivalent: je veux  être mère mais je veux rester une femme libre, je veux être papa mais je veux continuer à voir mes amis, toutes ces ambivalences sont assez logiques mais culpabilisantes. Les femmes sont heureuses de porter la vie, mais cela s’accompagne parfois pendant la grossesse d’angoisse de mort, de ras le bol face aux nausées qui empêchent une totale béatitude! Si ces angoisses ne sont pas entendues ou mal interprétées par le père, elles peuvent laisser une trace d’incompréhension vis à vis de leur compagne qui va alors culpabiliser et s’imaginer être une mauvaise mère.

Heureusement, bien souvent ces soucis s’apaisent quand le bébé fait enfin ses nuits, que l’on commence à retrouver le temps de dîner ensemble, de partir seuls en week-end. Quand tout simplement  on se souvient que l’on a été un couple avant d’être des parents. La meilleure façon de rendre son bébé épanoui est de lui montrer que nous sommes un couple qui s’aime et se désire.
 
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.



de Maman
logAudience