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Le Planning familial peut délivrer la pilule abortive

Article par Caroline RABOURDIN , le 17/07/2009 à 16h13 , modifié le 17/07/2009 à 16h16 0 commentaire

C'est une avancée pour le Planning comme pour les femmes. Le décret autorisant les centres de planification à délivrer la pilule abortive est paru au Journal officiel en mai dernier.

Chaque année, plus de 200 000 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont lieu en France. Jusqu'à aujourd'hui, il fallait obligatoirement passer par un médecin de ville conventionné ou un hôpital pour se faire avorter. Pas facile quand on habite un village isolé et que l'on craint le regard du médecin que l'on connaît bien. Pas rassurant non plus de se rendre dans un hôpital. Pourtant, il faut faire vite. Une interruption volontaire de grossesse par voie médicamenteuse peut être pratiquée jusqu'à 5 semaines de grossesse.
Les centres du Planning familial, pourtant au cœur des quartiers et proches des femmes, notamment des jeunes, n'avaient pas l'autorisation de délivrer la pilule abortive, alors que la pilule contraceptive pouvait elle, être prescrite. Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, avait annoncé il y a un an, que ce manque serait comblé. C'est chose faite avec un décret paru en mai dernier. Il permet ainsi au Planning de prescrire le RU 486 dans les 49 jours qui suivent la date des dernières règles.
Si l'organisation souligne une avancée, elle redoute des limites quant à son application. En effet, le décret précise que chaque centre devra signer une convention avec un centre hospitalier ainsi qu'avec le président du Conseil général du département où il est implanté. Marie-Pierre Martinet, secrétaire générale du Planning familial, a fait part de ses inquiétudes : "le président peut" passer cette convention, ce qui risque de "laisser cette décision au seul libre arbitre du Conseil général".
 
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