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Le cytomégalovirus, quelles conséquences sur la femme enceinte et le bébé ?

Article par Caroline RABOURDIN , le 13/08/2012 à 11h30 0 commentaire

Moins connu que la toxoplasmose ou la listériose, le cytomégalovirus n'en est pas moins dangereux pendant la grossesse. S'il est sans conséquence pour la future maman, il peut en revanche provoquer de graves lésions chez le foetus. Explications.

Le cytomégalovirus est un virus de la famille de l'herpès. Même s'il est bien souvent asymptomatique, il est responsable de nombreux cas d'anomalies congénitales.
Toute personne en bonne santé peut attraper ce virus sans s'en rendre compte. Celui-ci passe alors inaperçu ou se manifeste par des troubles bénins : maux de gorge, fièvre... Puis, il s'installe chez le patient pendant toute sa vie, sans qu'il ne s'en rende compte. Le virus reste alors « en latence ».
Cependant, la personne infectée peut en contaminer d'autres. La transmission s'effectue par les sécrétions corporelles : urine, salive, sang, larme, sperme, lait maternel. Mais si l'infection est sans gravité, elle peut en revanche être dangereuse pour le fœtus.
Quels risques pur le bébé ?
Chez la future maman non immunisée, le cytomégalovirus peut faire de véritables ravages. Sur elle, il passe presque inaperçu. Selon les cas, le virus provoque une fatigue importante se rapprochant d'une mononucléose ou engendrer des douleurs grippales.
Le bébé infecté, quant à lui, peut présenter un faible poids, avoir des convulsions, mais aussi souffrir de surdité, de déficience visuelle ou de retard mental.
Que l'on se rassure, l'infection au cytomégalovirus ne concerne pas tous les enfants, et certains auront la chance d'y réchapper même avec une maman infectée, notamment grâce à la barrière du placenta. Ainsi, deux tiers des nouveau-nés ne sont pas touchés par le virus. Et seuls 10 à 15 % du tiers restant présenteront des symptômes après l'accouchement.
Quelques précautions à prendre
En début de grossesse, des examens sanguins permettent de savoir si la future maman est immunisée contre ce virus. On estime en moyenne que dans notre pays, 60 % des femmes sont déjà protégées.
Si elle ne l'est pas, elle doit limiter les contacts avec les personnes potentiellement porteuses du virus, comme les enfants en bas âge scolarisés en crèche où les échanges de microbes sont nombreux. En se lavant fréquemment les mains, en ne mélangeant pas les couverts, et en n'embrassant pas le bambin sur la bouche, les risques d'infection au cytomégalovirus seront ainsi limités au maximum.
 
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