Depuis plusieurs décennies, le futur papa a désormais sa place auprès de la future mère de
famille. Mais ce moment n'est pas toujours facile à vivre et cette décision doit rester individuelle et personnelle. Certains ont bien voulu nous donner leurs impressions !
Jacques-Olivier, papa de deux enfants : j'ai accepté volontiers d'assister aux
accouchements. Mes impressions : impressionnant ! Quelques heures stressantes car je ne pouvais rien faire face à la douleur (pour le premier
accouchement, l'anesthésiste est arrivé très tard pour la péridurale....). Il y a eu de grands bonheurs à la
naissance des enfants et surtout un soulagement... les enfants et la maman se portaient bien ! J'ai été impressionné de voir de face la sortie du
bébé... J'ai apprécié qu'on me donne une place au moment de l'
accouchement : souvent la sage femme nous parlait et nous questionnait ; nous étions les futurs parents, chacun avait son rôle. Je suis allé
ensuite aux premiers soins du
bébé (pesée, tests....), premier moment où je me suis retrouvé avec mon enfant sans ma femme ! C'est un moment privilégié auquel la maman n'assiste pas.
Michel, papa de trois enfants : Trois enfants, trois
accouchements, trois moments différents ! Le premier... la surprise, le second... l'émotion et le dernier... on en profite. Y assister était naturel, sans préjugé, sans retenue, j'y étais et il fallait y être. On partage le même instant, comme dans un rêve et "hors du temps". Nous étions solidaires et unis, soumis et rassurés par les professionnels de santé. Être présent au début de leur vie jusqu'à leur envol crée un lien éternel. Ces moments rares restent graver à jamais dans notre mémoire.
Yves, papa de deux enfants : ma femme, Céline, a eu deux césariennes donc je n'ai pas pu y assister. Cela dit j'aurais refusé d'y assister car rien que de parler de piqûre, de sang, de cicatrices me mettent mal à l'aise. Lors de la péridurale avant la césarienne programmée pour mon premier enfant, Gaétan, j'ai vu la grandeur de la piqûre j'ai eu des sueurs, je suis devenu tout blanc et ma femme m'a sorti de la pièce... Alors assister à un
accouchement, au secours... J'aurai été évacué sur une civière. Et traumatiser pour le restant de mes jours...
Franck, papa d'un garçon qui se prénomme Jesse : assister ou ne pas assister à l'
accouchement, telle est la question. Je ne regrette pas d'y avoir assisté. C'est un moment magique, plus rien n'a d'importance, plus rien ne compte, on oublie les personnes qui nous entourent. Et mon petit bonhomme est né et les larmes ont coulé toutes seules. Quel poids fait-il ? Combien mesure-t-il ? Comment l'habiller ? Je ne sais pas, j'ai presque oublié comment je m'appelle. Ce petit être n'a que quelques minutes et je lui appartiens déjà. Je pense que c'est l'instant le plus intense que j'ai pu vivre jusqu'à présent.