La contraception en France : où en est-on ?

Article par Eve GIMENEZ , le 09/06/2009 à 11h31 , modifié le 13/06/2009 à 14h19 0 commentaire

En France, pays où le taux de contraception est l'un des plus élevés au monde, un tiers des femmes enceintes n'a pas désiré sa grossesse. Et le nombre d'avortements (211 000) stagne.

Face à cette situation paradoxale et alarmante, la Région Île-de-France, en partenariat avec le Planning familial, l'ANCIC (Association nationale des centres d'interruption de grossesse et contraception), la CADAC (Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception) a décidé de lancer une deuxième édition de la campagne "Sexualité, Contraception, Avortement" en janvier 2009.

Décembre 2007, la loi Neuwirth légalisant la contraception a soufflé ses quarante bougies. Depuis le vote de cette loi, celle-ci s'est largement répandue. Aujourd'hui, moins de 5 % des femmes concernées par la contraception n'utilisent aucune méthode contraceptive. Alors qu'il existe de nos jours une multitude de méthodes pour éviter une grossesse non désirée, seuls trois types de contraceptifs sont privilégiés en France d'après le baromètre santé de l'INPES (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) de 2005 : la pilule (60,2 %), le dispositif intra-utérin couramment appelé stérilet (20,6 %) et le préservatif (10,9 %).

"Or un taux de contraception parmi les plus élevés ne signifie pas que la France a la meilleure contraception", explique Maya Surduts, secrétaire générale de la Cadac (Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception). Le nombre d'échecs de contraception est considérable puisque deux tiers des femmes n'ayant pas souhaité leur grossesse ont eu recours à un moyen contraceptif avant de tomber enceinte. Principale cause : le manque d'information.

 
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