• Maman
  • Grossesse

L'invention de la couche pour bébé

Article par Emilie RABOTTIN avec agence , le 04/05/2009 à 20h30 0 commentaire

Sachant qu'un bébé utilise en moyenne 2000 couches par an, faites le calcul... Il faut dire que l'invention de la couche jetable est bien pratique. Mais au fait, qui a donc eu cette idée de génie ?

Nos innocentes têtes blondes sont la cible d'un marché colossal car chacun d'entre eux utilise au cours de son jeune âge entre 4000 et 6000 couches !

Nos grands-mères et les grands-mères de nos grands-mères langeaient leur bébé dans des couches en tissu de coton, qu'elles nettoyaient patiemment et changeaient avec dévotion, et qui étaient maintenues avec de grosses épingles à nourrice.

Dans les années 50, les mamans françaises commençaient à adopter les premiers rudiments de la couche jetable sous forme de rouleaux d'ouate de cellulose multiplis, puis des couches rectangulaires placées dans des couches-culottes.

Il faut attendre 1956 pour voir apparaître la première couche jetable. Victor Mills, un ingénieur chimiste américain, qui travaillait chez Procter & Gamble Co, a conçu pour le confort de ses petits-enfants une couche dont le confort et le côté pratique ont d'emblée séduit les utilisateurs.
En 1961, ces couches ont été lancées sous le nom de "Pampers", du verbe
"to pamper" en anglais, choyer, dorloter.

En 1978, la marque Pampers arrive en France et mettra 10 ans à voler le leadership à Peaudouce, la marque de couches de la société Boussac. Le leader suédois SCA rachète alors Peaudouce et ne cesse de relever la compétition avant de revendre la marque au groupe Kimberly-Clark, américain lui aussi.

Depuis cette date, les couches n'ont cessé d'évoluer. Elles sont composées, pour l'enveloppe extérieure, de pâte à bois blanchie, de plastique et de produits chimiques, pour l'intérieur, qui permettent de retenir l'humidité et les odeurs. Elles présentent des côtés extensibles, des élastiques aux jambes, des textures de plus en plus douces... Ce sont de véritables bijoux de recherche scientifique et technologique. Il faut dire que les enjeux financiers sont énormes ! Ne serait-ce qu'en France, 3 millions de couches sont vendues par an, ce qui représente un marché de 600 millions d'euros.

Le marketing de chaque marque déchaîne sa créativité : Peaudouce invente des sagas en bandes dessinées sur les couches pour aider les parents à raconter des histoires ; Kimberly-Clark lance la couche dont les dessins s'estompent quand le change est humide ; Huggies met les personnages Disney sur ses couches. Bref, tous les moyens sont bons pour grignoter des précieuses parts de ce marché lucratif !

En 2003, les culottes-couches connaissent un grand engouement. Il s'agit d'une culotte absorbante qui permet aux enfants de bouger plus librement et d'apprendre la propreté en limitant les accidents. Encore onéreuse, son avenir semble cependant prometteur.

En raison de l'énormité des déchets causés par les couches jetables, les couches lavables reprennent du service ! Équipées de pressions ou de velcros, elles sont souvent fabriquées à partir de coton, de chanvre, de flanelle ou de bambou. Elles peuvent présenter une enveloppe en plastique intégrée ou une culotte en plastique anti-fuite indépendante. Merci les mamans conscientes du bien-être de la planète (et de leur porte-monnaie) au point de laver les langes des petits anges !
 
Notre conseil
Pour la protection de l'environnement, sachez qu'une couche jetable se décompose en 200 à 500 ans sous terre quand la couche lavable ne met que 6 mois et qu'elle sert, qui plus est, de nombreuses fois ! Ceci a de quoi laisser songeur...

 
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.


de Maman
logAudience