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Quand les centres de planification familiale aident les mineurs

Article par , le 27/07/2011 à 17h17 0 commentaire

Nous sommes au 21ème siècle mais la contraception et la sexualité sont encore taboues dans certaines familles qui refusent de vivre avec leur temps où qui ressentent une certaine gêne.

En cas de doute (enceinte ou pas, pilule du lendemain...), à qui se confier ? Il y a les hôpitaux, les cabinets médicaux mais aussi les centres de planification familiale. Ces centres "offrent une alternative perçue comme plus accessible psychologiquement et financièrement" chez certains mineurs ("30% du public accueilli") mais aussi chez certaines "personnes en difficulté sociale".

Voilà pourquoi le rôle des centres de planification familiale doit être renforcé par la loi, selon l'Inspection générale des affaires sociales. Pour ces mineurs et ces personnes en difficulté sociale ces centres de planification familiale jouent un rôle "irremplaçable" d'information et de prévention notamment sur la contraception et la sexualité. La preuve ! Pour l'Inspection générale des affaires sociales, les 1.600 lieux d'accueil "continuent d'assurer une fonction irremplaçable d'information, de conseil et de prévention", quarante-cinq ans après la loi Neuwirth légalisant la pilule.

Ces lieux ont "une approche globale de la sexualité, à la charnière du social, de l'éducatif et du sanitaire" précise l'Inspection dans un rapport. Pour ces jeunes parfois démunis, le personnel des centres de planification familiale est très professionnel et les délais de rendez-vous sont "généralement inférieurs" à ceux du secteur hospitalier.

Le petit hic ! L'accès à ces centres est parfois limité : par la distance géographique, "véritable difficulté en zones rurales et périurbaines", et par des horaires "souvent restreints". L'Inspection générale des affaires sociales recommande notamment de reconnaître "une existence légale propre" à la planification familiale de façon à "actualiser et conforter le dispositif". Il faudrait aussi, selon elle, confier entièrement les financements aux départements.

L'Inspection générale des affaires sociales prône aussi un accès gratuit et anonyme à la contraception dans les centres de planification pour les personnes majeures, alors que cela n'est autorisé officiellement que pour les moins de 18 ans. Mais l'Inspection en veut toujours plus. Elle propose un dépistage systématique des infections sexuellement transmissibles dans les centres ou la création de "relais de proximité" autour des centres, avec des médecins volontaires.
 
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