Les enfants, à l'école, font souvent l'objet de moqueries, plus ou moins importantes et plus ou moins fréquentes. Certains enfants y sont très sensibles et montrer une vulnérabilité les dessert malheureusement bien vite : ils peuvent devenir le bouc émissaire d'enfants plus confiants en eux-mêmes ou plus âgés. Notre sang de maman ne fait qu'un tour et nous souffrons pour notre enfant qui a de moins en moins envie d'aller à l'école pour éviter d'avoir à affronter la situation.
Démêlez vos sentiments des siens : faites-le parler et demandez-lui ce qui le blesse. Sa réponse peut être très différente de ce que vous ressentez. Il a des zones de fragilité que vous ne soupçonnez peut-être pas et peut, en revanche, être indifférent à d'autres types de moqueries qui, vous, vous retournent le cœur.
Renforcez votre enfant. Il est bon de savoir également que les enfants se moquent des plus faibles qu'eux. Ne l'encouragez pas à reculer devant ses bourreaux. Au contraire, dites-lui combien vous trouvez ridicules les accusations et dépréciations dont il est l'objet. Aidez-le à poser un regard sur lui-même positif. Il trouvera les réponses à faire aux autres enfants tout seul.
Si la situation est préoccupante et ne cesse pas très vite, il est impératif que vous réagissiez rapidement : demandez un rendez-vous avec le responsable de l'établissement ou avec le psychologue scolaire. Vous ne voulez pas que les moqueries tournent à la persécution. Faites-le discrètement dans le but de ne pas embarrasser votre enfant et ne pas activer davantage de moqueries.
Notre conseilSurpoids, petite taille, acné, long nez, grandes oreilles... les sujets de moquerie sont infinis. C'est rarement le sujet lui-même qui importe dans la cause de la moquerie. Ce qui compte, c'est que votre enfant se sente bien dans la peau qui lui est donnée et n'expose pas une fragile image de lui-même en pâture aux enfants moqueurs. Et ceci est un travail parfois délicat, en particulier aux abords de l'
adolescence !