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Naissance : 11 cas pour déclencher un accouchement

Article par , le 20/01/2012 à 12h25 , modifié le 21/01/2012 à 11h57 1 commentaire

Vous êtes enceinte et votre grossesse arrive à terme ! Allez-vous choisir la date de naissance de votre bébé ou laisserez-vous la "nature" décider à votre place ?

Il est tout à fait possible de déclencher l'accouchement en France. Quels sont les cas où une mère de famille ou un obstétricien peut être amené à déclencher un accouchement ? Il y a d'abord les raisons médicales du côté de la mère ou du fœtus et le déclenchement "de convenance" pour notamment des raisons d'organisation.

Plusieurs raisons médicales peuvent obliger un médecin à proposer à la future mère de famille un traitement visant à accélérer la naissance d'un enfant.

- Le prolongement excessif de la grossesse au-delà du terme théorique fixé (après 41 semaines révolues de grossesse).
- Un arrêt de la croissance du bébé in-utéro constaté par l'obstétricien.
- L'absence des signes de «mal-être fœtal» (absence de mouvements du bébé...).
- Une rupture prématurée des membranes sans mise en travail après 34 semaines.
- Une pathologie aggravée par la grossesse (telle que le diabète, hypertension, cardiopathies, incompatibilité sanguine ou encore grossesse gémellaire normale).
- Une insuffisance cardiaque ou rénale chez la future mère de famille.

Il y a aussi des déclenchements "de convenance" réalisées à la demande des parents qui veulent choisir la date de la naissance de leur bambin.

Ces raisons sont multiples :

- Obligations professionnelles du conjoint,
- Garde des autres enfants,
- Fatigue maternelle,
- Gestion du planning des accouchements à la maternité,
- Absence programmée de l'obstétricien qui veut absolument suivre l'accouchement de sa patiente.

Pour les déclenchements  "de convenance", il faut être proche du terme, que le col soit prêt pour la dilatation et que l'enfant se présente bien.

Les méthodes les plus utilisées pour déclencher l'accouchement

Vous voulez en savoir plus sur les techniques de déclenchement de l'accouchement. De nos jours, il y a deux méthodes qui sont les plus utilisées. La première consiste à perfuser de l'ocytocine qui est l'hormone qui provoque les contractions. Cette technique est généralement associée à une anesthésie péridurale qui aide à supporter les contractions et à faciliter le déroulement du travail. Pour en savoir plus sur la péridurale, cliquez ici. La seconde est l'utilisation de prostaglandines. Désormais, elles sont disponibles sous forme de gels ou de comprimés mis en place contre le col de l'utérus. Une troisième méthode peut être aussi utilisée : le décollement des membranes.

Y a-t-il des inconvénients ?

Pour les futures mamans, le déclenchement de l'accouchement peut :

- entraîner une augmentation sensible du risque de césarienne.
- provoquer une contraction utérine trop importante et douloureuse.
- faire durer l'accouchement. En dépit des médicaments, l'accouchement ne parvient pas à "se mettre en route".
- peut provoquer des irritations dans le vagin si utilisation de gel.

Pour le bébé, le déclenchement de l'accouchement ne présenterait pas plus de risque que lors d'un accouchement dit normal.

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  • cytotecsurvivor, le 20/01/2012 à 22h17 : En France, le taux des accouchements déclenchés a augmenté significativement ces dernières années, passant de 10% en 1981 à 22% en 2003. Ces chiffres sont étonnants si l'on considère les risques non négligeables liés au déclenchement de l'accouchement : Augmentation du taux de césariennes, hyperstimulation utérine, souffrance f?tale, hémorragie de la délivrance, risque d'embolie amniotique multiplié par 2... dans certains cas décès de la mère ou du bébé. Si un certain nombre de déclenchements sont justifiés par des raisons médicales sérieuses, beaucoup trop d'accouchements sont déclenchés par «convenance » (25%), ou pour des raisons médicales non valables. Or, l'issue du déclenchement est liée à l'état du col. Plus celui-ci est favorable, plus le déclenchement a de chances de réussir. En revanche, déclencher sur un col défavorable entraîne un risque de césarienne supérieur à 20% alors que celui-ci est inférieur à 5 % chez une primipare lors d'un accouchement spontané. Avant de prendre (ou d'accepter) une décision de déclenchement, il faut donc se poser les questions suivantes : - Le déclenchement est-il médicalement justifié ? - Le col est-il favorable (score de bishop supérieur ou égal à 6) ? - Quels seront les produits utilisés et à quelles doses ? - Quelle surveillance sera accordée à cet accouchement ? - Quels sont les risques liés à ce déclenchement ? Toutes ces questions devraient être évoquées avec un médecin avant de prendre une décision, et celui-ci est censé fournir aux futurs parents une information claire et loyale. Déclenchement pour raisons médicales Un déclenchement peut être nécessaire pour des raisons médicales : dépassement de terme (c'est à dire 42 SA), diabète mal équilibré ou avec retentissement f?tal, rupture prématurée des membranes à terme (mais le déclenchement n'est pas urgent), pré-éclampsie, arrêt de la croissance du f?tus (à ne pas confondre avec un retard de croissance) ... Mais ne sont pas justifiés médicalement les déclenchements pour - diabète gestationnel bien équilibré et sans retentissement f?tal, - suspicion de macrosomie f?tale. - hypertension artérielle isolée, sans signes fonctionnels, hyper uricémie ou protéinurie isolées. Une surveillance est cependant nécessaire. - rupture prématurée des membranes avant terme. - Retard de croissance intra-utérin. - Le dépassement de terme : Un déclenchement avant 41SA + 6 jours n'est pas justifié en l'absence de pathologie (recommandation de la HAS). Un protocole médical n'ayant aucune valeur juridique, si vous ne souhaitez pas être déclenchée, personne ne peut vous y obliger, mais il vaut mieux être bien informée pour résister à la pression. Le CNGOF reconnaît même depuis décembre 2011 qu'on peut laisser la grossesse se prolonger au delà de 42 SA (on n'a pas la preuve qu'un déclenchement est moins dangereux que de laisser faire la nature). Produits utilisés La HAS préconise l'ocytocine et les prostaglandines E2 sous forme intravaginale (propess), moins agressive que la forme intracervicale, et rappelle que " Le misoprostol (prostaglandine E1) n'a pas d'Autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le déclenchement artificiel du travail." Pour info, le misoprostol (ou cytotec) est le petit cachet que certains gynécos utilisent pour déclencher sur un col défavorable. C'est en réalité un anti-ulcéreux détourné de son utilisation pour ses propriétés abortives (responsable de plusieurs décès de mères et de bébés) Plus d'infos sur: bebecyto.org


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