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Les gynécologues s'insurgent contre les échographies commerciales

Article par , le 05/12/2011 à 13h02 , modifié le 19/12/2011 à 17h37 0 commentaire

La grossesse... c'est un miracle ! Il y a par conséquent de futures mères de famille qui sont prêtes à tout pour garder un souvenir inoubliable de leur grossesse.

C'est tout à fait légitime de vouloir capturer le charme et la beauté de ces moments magiques. Mais car il y a un mais ! Les futures mamans doivent avant tout garder la tête froide pour la santé du futur nourrisson. Ce n'est pas toujours le cas ! Sur la toile, des gynécologues et obstétriciens français ont décidé de pointer du doigt des offres commerciales d'échographies destinées à donner aux parents les premières images souvenirs de leur enfant en 3 ou 4 dimensions avec vidéo.

Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) a poussé un "coup de gueule" contre les offres commerciales d'échographies. Selon le CNGOF, "il suffit de cliquer sur internet pour trouver des offres commerciales d'échographie pour les femmes enceintes". "On leur propose, à Paris et dans 4 à 5 villes de province, pour des prix variant de 60 à 140 euros des échographies en 3 ou 4 dimensions avec vidéo", a-t-il ajouté.

Ces échographies, qui n'ont aucune finalité médicale par opposition aux examens de suivi de la grossesse, peuvent conduire à une exposition du futur bébé aux ultrasons "pendant une demi-heure", a indiqué le Pr Jacques Lansac, qui préside la Commission nationale d'échographie obstétricale et fœtale. Cette exposition, qui "se focalise sur la face et les organes génitaux", est "très différente" de l'échographie médicale, où le faisceau d'ultrasons est constamment déplacé, avec une brève exposition de chaque zone. "Les effets thermiques et mécaniques des ultrasons ne sont pas forcément anodins", a-t-il poursuivi, en particulier pour le cerveau et l'oeil.

"Il faut réserver l'échographie aux gens qui savent s'en servir, les médecins et les sages-femmes" a-t-il affirmé. Le Pr Jacques Lansac a expliqué qu'un texte de 1962 réservait l'usage de la radiographie aux professionnels de santé, mais ne traitait pas de l'échographie qui alors n'existait pas. Les professionnels de santé attendent toujours la publication d'un arrêté modifiant ce texte, a-t-il ajouté. "Faudra-t-il attendre que l'on publie des cas d'effet délétère des fortes expositions des fœtus aux ultrasons pour faire cesser ces pratiques commerciales ?" demande le CNGOF. A l'heure où l'on pointe du doigt (...) les risques de l'utilisation des téléphones portables pour les enfants, "c'est grotesque" a jugé le Pr Jacques Lansac.
 
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