• Maman
  • Conseils

La stimulation ovarienne : pour qui, pour quoi ?

Article par Candice LUCAS , le 12/03/2013 à 11h10 , modifié le 12/03/2013 à 11h15 0 commentaire

Vous souhaitez concevoir un bébé mais les mois passent et bébé tarde à montrer le bout de son nez. Les progrès de la médecine peuvent maintenant vous donner un coup de pouce, notamment via la stimulation ovarienne. Résumé de cette technique.

Chaque mois, sous l'effet des sécrétions de l'hypothalamus (GnRH ou LRH) et de l'hypophyse (FSH et LH), deux glandes cérébrales, un des deux ovaires expulse un ovocyte qui transitera par les trompes de Fallope pour arriver dans la cavité utérine, où il pourra être fécondé par un spermatozoïde. Quand une femme présente des troubles de l'ovulation, on parle de dysovulation. L'anovulation exprime l'absence d'ovulation. Ces dysfonctionnements sont responsables de difficultés à procréer (infertilité). Néanmoins, il est possible d'y remédier grâce à la stimulation ovarienne. 

Pour les cas d'anovulation ou pour les femmes après 38 ans
La stimulation ovarienne consiste à provoquer une ovulation en mimant les organes défaillants ou en agissant sur eux via des hormones injectées à la patiente. Elle s'adresse aux femmes souffrant d'anovulation, lorsque les sécrétions de l'hypothalamus et de l'hypophyse sont perturbées. La stimulation ovarienne est également prescrite lors d'une dystrophie ovarienne ou d'ovaires polykystiques, ou encore après 38 ans, âge auquel les ovaires répondent moins bien aux glandes cérébrales et la fertilité décline. Enfin, une stimulation ovarienne peut être réalisée en vue d'une fécondation in vitro pour améliorer les résultats de l'aide médicale à la procréation (AMP). En fonction des cas (dysfonctionnements de l'hypothalamus, de l'hypophyse, ou des ovaires), différents traitements sont proposés : la stimulation indirecte par comprimés et/ou la stimulation directe, par injections.

Le traitement : citrate de clomifène et/ou injections d'hormones

Pris en comprimés, le citrate de clomifène favorise le développement de l'ovocyte. Prescrit par le médecin généraliste, le traitement consiste en un ou trois comprimés pris en une seule fois du deuxième jour au sixième jour du cycle. Si aucune fécondation n'a eu lieu en six cycles, le médecin peut prescrire des injections d'hormones.

Lors d'anovulation causée par un dysfonctionnement de l'hypothalamus ou de l'hypophyse ou en cas d'échec du citrate de clomifène, un spécialiste prescrira un traitement par injections d'hormones hypophysaires FSH et LH. Réalisable par voie sous-cutanée à domicile, vous pouvez vous-même procédez à l'injection entre le quatrième et le treizième jours du cycle. Cette première injection permet à l'ovocyte encore immature de terminer son développement. Lorsque celui-ci est prêt à être expulsé de l'ovaire (visible via une échographie), une deuxième injection de l'hormone placentaire HCG, réalisée par le médecin, permettra de provoquer l'ovulation. C'est à ce moment là qu'un rapport sexuel doit avoir lieu. Enfin, lorsqu'un dysfonctionnement de l'hypothalamus est identifié comme la source de l'anovulation, une micropompe à hormone GnRH peut être portée.

La stimulation ovarienne peut favoriser les grossesses multiples. Dans ce cas les prochains rapports sexuels devront être protégés si l'échographie révèle plusieurs ovocytes matures.  
Sachez que ce traitement, s'il peut vous aider à concevoir un bébé, est néanmoins contraignant et annihile toute spontanéité dans les rapports sexuels. Une période qui peut être mal vécue par le couple et qui nécessite beaucoup d'échanges avant et pendant le traitement.

 
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.



de Maman
logAudience