Examens zen : "J'aurais voulu que mes parents m'épaulent davantage"

Article par Caroline Rabourdin , le 24/03/2010 à 10h47 , modifié le 24/03/2010 à 11h43 0 commentaire

Florence a 31 ans. Cela fait déjà plusieurs années qu'elle a passé le bac, obtenu avec mention. Elle revient sur sa période de révisions.

"J'ai toujours été une élève studieuse et attentive mais toujours dans la moyenne. J'étais loin d'être la première de la classe mais je faisais toujours consciencieusement mes devoirs.
Quand le bac a commencé à se profiler à l'horizon, soit à partir des vacances de février, j'ai commencé à réviser d'arrache-pied. Mon objectif était de décrocher une mention même si je n'osais pas vraiment y croire, vu mon niveau très moyen.

J'ai emprunté des cours à des copines qui avaient d'autres professeurs pour compléter les miens, je faisais des fiches, je lisais mes cours à voix haute, je m'entraînais avec les anales... Je bossais de 22 heures à 2 heures du matin et dans l'après-midi aussi. J'étais complètement décalée mais je n'arrivais à me concentrer qu'à ces tranches horaires.

Même si elle a râlé, ma mère a très bien compris que je révisais sérieusement et que je m'investissais à fond. Elle me conseillait de temps en temps d'arrêter et de prendre l'air mais je refusais toujours, je préférais apprendre de peur d'échouer au bac.

Quand les résultats sont tombés et que j'ai vu que j'avais une mention, j'ai sauté de joie. Mais j'étais bien la seule. Mes parents ne se sont jamais vraiment impliqués dans mes révisions. J'aurais voulu qu'ils s'investissent davantage. Mais ils n'ont jamais montré leur intérêt pour ce diplôme, ni fêté ma réussite à cet examen.

Quand j'aurai des enfants, je sais que je célèbrerai chaque succès en grandes pompes. C'est important de se sentir soutenu. Et puis, le bac est un moment important."
 
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