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Comment punir son enfant sans aller jusqu'à la fessée ?

Article par , le 17/10/2013 à 12h19 , modifié le 25/10/2013 à 16h11 0 commentaire

Lundi dernier, un père de famille a été condamné à 500 euros d'amende pour avoir donné une fessée déculottée à son enfant. Comment punir son enfant sans lui donner une tape sur les fesses. Sandra Fingerhut, psychologue nous éclaire sur ce sujet...

Les faits se sont produits ce lundi 14 octobre. Un père de famille a été condamné par le tribunal correctionnel de Limoges (Haute-Vienne) à 500 euros d'amende avec sursis pour avoir donné une fessée déculottée à son fils de 9 ans. Une condamnation qui a fait polémique et relancé le débat sur le statut juridique de la fessée. Est-ce vraiment grave de donner une fessée à son enfant ? Quelle en est l'alternative ? Sandra Fingerhut, psychologue dans le 17eme arrondissement de Paris a répondu à toutes nos questions.


Faut-il donner une fessée à son enfant ?
La psychologue a un avis mitigé sur la question. « En général, c'est le dernier recours lorsque les parents craquent. Ce n'est pas une action spontanée. Même si ce geste n'est pas condamnable en soi, il est préférable de réfléchir à une alternative. Il faut se demander comment on peut recadrer son enfant autrement », explique-t-elle. « Il faut voir également de quelle façon son enfant réagi à la fessée. S'arrête-t-il lorsqu'on lui en donne une ? Cela est plutôt rare... Une chose est sûre, un enfant sensible sera plus secoué que les autres par la fessée ». Sandra Fingerhut fait tout de même une distinction entre une tape sur les vêtements et une fessée déculottée : « Une fessée déculottée a une connotation humiliante », avant d'ajouter : « J'ai tout de même un peu du mal à comprendre pourquoi la justice s'en mêle. Cela devrait rester au niveau de la famille ».


Quelle est donc l'alternative à la fessée ?
« Il y a d'autres solutions que la fessée », avertit Sandra Fingerhut. « Les parents doivent avant tout communiquer avec leur enfant. Et mettre en place un système de punition », confie-t-elle. « Dans tous les cas, les parents doivent s'adapter à leur enfant », prévient-elle. « Ils peuvent, par exemple, le punir dans sa chambre pour qu'il réfléchisse un laps de temps défini. Ils peuvent aussi le priver de son jouet préféré. Il faut toucher à la notion de plaisir », avant d'ajouter : « Il ne faut toutefois pas toucher à la sphère de l'alimentaire - c'est-à-dire priver son enfant de dessert - ni à la violence ».   


Pourquoi il faut punir son enfant ?
« Il est impératif de poser des limites à son enfant. Je n'ai jamais vu un enfant traumatisé parce qu'il avait été puni », explique la psychologue. « En revanche, j'ai déjà vu des enfants qui étaient en quête de limite », avant d'ajouter : « Les parents ne doivent pas culpabiliser à l'idée de punir leur enfant. Un enfant impuni deviendra, par la suite, un adulte sans limite. Et l'on sait ce que cela peut engendrer... », conclut la psychologue.

 

Retrouvez le site de Sandra Fingerhut.

 
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