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5 conseils pour bien élever un enfant unique

Article par Anne-Flore GASPAR-LOLLIOT , le 04/03/2013 à 15h58 , modifié le 04/03/2013 à 15h58 0 commentaire

Généralement perçus comme plus égoïstes, pourris gâtés et moins partageurs que les enfants ayant des frères et soeurs, voici quelques clés pour élever un enfant unique (1 enfant sur 10) et balayer au passage de nombreuses idées reçues.

Les préjugés
Fin 2011, dans une interview au magazine La Croix, le sociologue François de Singly* expliquait la « mauvaise réputation » de l'enfant unique de la façon suivante : « l'enfant unique n'a jamais été un modèle. Cela s'explique en partie par des raisons nationalistes et religieuses. Il y a en effet deux représentations négatives associées à l'enfant unique dans l'histoire de la France. La première, au moment de la guerre de 1870, lorsque les petites familles, qui ne repeuplent pas assez le pays, sont stigmatisées. Et la deuxième, après la guerre de 1914, lorsque les Catholiques vont défendre la famille nombreuse comme image de la famille ouverte, opposée à la petite famille qui serait repliée sur elle-même et égoïste ».

Astuces et conseils
- Entourez-le de ses semblables. « Il est important que cet enfant ne soit pas isolé, qu'il ait des amis pour lui permettre de vivre l'équivalent de l'amour fraternel » recommande le Pr Marcel Rufo dans la bible de l'éducation, Elever son enfant (Hachette famille). Ainsi donc, cousins, voisins et copains compenseront largement l'absence de frères et sœurs. D'ailleurs, n'hésitez pas à l'envoyer dormir chez des cousins/copains ayant des frères et sœurs pour qu'il puisse faire l'expérience de la vie de famille au sein d'une fratrie et misez sur votre famille élargie. Mais ne perdez jamais de vue qu'un enfant unique gardera à vie ce sentiment de solitude intérieure très fort qui le caractérise.

- Soyez disponibles. Enthousiasmé par les jeux et émotions qu'il partage avec les enfants de son âge à l'école, un enfant unique voudra souvent « prolonger l'expérience à la maison avec ses parents ». Ne comptez donc pas uniquement sur l'école pour « combler » sa solitude et son besoin d'échange et d'interaction : donnez-lui de votre temps (pour aller à la piscine, au zoo, au parc d'attractions) et partagez avec lui vos activités d'adulte (telles que les tâches ménagères ou le bricolage).

- Expliquez lui pourquoi il est seul. « Vers 4-5 ans l'enfant demande à ses parents pourquoi il est seul. Expliquez-lui simplement les motivations et les raisons qui vous ont poussés à n'avoir voulu ou pu avoir d'autres enfants. Il a besoin de cette vérité. Ce qu'il cherche en vous posant cette question n'est pas forcément un besoin de compagnie, il veut sans doute savoir pourquoi sa famille n'est pas conforme à celle de son meilleur ami ou de ses cousins. Vous pouvez aussi lui faire remarquer que sont statut n'a pas que des désavantages » souligne le pédopsychiatre.

- Responsabilisez-le... sans trop le solliciter. Comme les autres enfants, un enfant unique doit apprendre les notions de partage et de participation. Demandez-lui donc de mettre la table ou de vous aider à vous occuper du jardin, sans pour autant lui demander de trop en faire. Allégez donc son emploi du temps de ministre pour lui permettre de vivre sa vie et ses activités d'enfant.

- Attention à ne pas le surinvestir. Si ces enfants « particulièrement couvés et encadrés par leurs parents » montrent généralement « un taux de réussite scolaire exceptionnelle » comme le rappelle Marcel Rufo, c'est à double tranchant. En effet, à force de sentir qu'ils sont le seul fruit de tous les investissements et ambitions de leurs parents, les enfants uniques risquent fort de se « mettre la pression » et de faire passer les désirs de leurs parents avant les leurs.


Parents isolés : attention à ne pas faire de votre enfant unique votre confident.

*et auteur de la Sociologie de la famille contemporaine (Armand Colin).

 
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