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4 questions sur l'automutilation chez les jeunes

Article par La rédaction avec agence , le 12/04/2012 à 10h30 0 commentaire

Scarifications, coupures, griffures, brûlures... Plus d'un jeune sur dix s'infligerait des blessures volontairement. Pourquoi un tel comportement ? Comment aider votre enfant à aller mieux ? Quelques pistes pour mieux comprendre l'automutilation.

Qu'est-ce que l'automutilation ?

Mal de vivre, dépression passagère, mauvaise acceptation de son corps, besoin de soulager ou exprimer une douleur, de se punir... Les raisons expliquant l'automutilation chez les jeunes sont variées. L'automutilation consiste à se faire mal intentionnellement, en se coupant avec un rasoir, un cutter, en se brûlant avec une cigarette ou en se mordant par exemple. Ce sont des blessures volontaires répétées sur une ou plusieurs parties du corps, le plus souvent cachées, comme les bras et les jambes.

Quelles sont les différentes formes d'automutilation ?

L'automutilation est un symptôme du trouble dit de la "personnalité limite". Il en existe deux catégories. Les mutilations compulsives concernent des actions répétées comme l'arrachage des cheveux ou le fait de se ronger les ongles. Les mutilations impulsives prennent souvent la forme de coupures ou encore de brûlures de cigarette.

Quelles sont les raisons de l'automutilation ?

L'automutilation est une façon pour les adolescents et les jeunes adultes d'extérioriser leurs sentiments : colère, culpabilité, anxiété... mais aussi de combler un manque affectif. Le but n'est pas d'attirer l'attention mais peut-être aussi de se réapproprier un corps en plein changement. Les troubles du comportement alimentaire comme l'anorexie et la boulimie s'accompagnent parfois de la pratique de l'automutilation. Il est primordial de venir en aide aux jeunes qui s'infligent des douleurs volontaires, d'autant plus que dans certains cas l'automutilation cache une menace suicidaire.

Comment aider les jeunes qui s'automutilent ?

L'automutilation est le signe d'un mal-être profond. La plupart du temps, elle disparaît d'elle-même en quelques années. Si le malaise persiste ou engendre des blessures graves, il faut bien sûr consulter un spécialiste, psychologue ou psychiatre. En attendant, le dialogue est la meilleure solution. Un adolescent qui se mutile est un adolescent qui a du mal à gérer ses émotions, ses angoisses et à en parler. Aussi faut-il essayer de lui faire exprimer ce qu'il éprouve. Il est essentiel que vous restauriez le dialogue et compreniez les raisons de ce comportement.

 
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