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Dossier :Faut-il libéraliser les tests de paternité ?

Alors qu'une étude récente a affirmé qu'un enfant sur trente ne serait pas de son père déclaré, le doute envahit de plus en plus les papas. Ces derniers procèdent alors à des tests de paternité.

Père enfants
La très sérieuse revue scientifique "The Lancet" risque fort de semer le doute dans bien des familles. Selon elle, un enfant sur trente ne serait pas de son père déclaré. A l'origine de cette découverte, des scientifiques qui effectuaient des recherches sur des maladies génétiques. Loin d'eux la volonté de s'immiscer dans les secrets de famille. Mais pour mener à bien leur étude, il leur a fallu écarter 10 % des échantillons en raison de « discordances de filiation », soit un cas sur trente.
Le débat sur les tests de paternité est donc relancé. D'autant qu'avec Internet, il est devenu très facile de s'en procurer en passant par des laboratoires étrangers, moyennant quelques centaines d'euros. En une semaine, et non plusieurs années comme l'exige la procédure en France, le résultat tombe. Une pratique bien plus simple et moins coûteuse que dans notre pays qui incite chaque année 10 000 à 20 000 Français à s'adresser aux laboratoires suisses, canadiens, belges dans le but de confirmer une paternité. Mais tous ces tests sont-ils fiables ?
Autre problème : cette méthode est illégale. Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, a d'ailleurs réaffirmé sa volonté de conserver une législation stricte en matière de tests de paternité. Cependant, qu'en disent les experts ? Et surtout, le développement de ces analyses ne marque-t-il pas l'évolution de notre société : n'est-ce pas le signe que les hommes, jadis sûrs de leur paternité, sont devenus vulnérables ?

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