Parce qu'elle est aussi un lieu de compétition où l'échec entraîne de la souffrance, l'école peut rapidement altérer la vie psychique d'un enfant. " Par opposition à la famille, explique le pédopsychiatre Serge Bouchez, non-compétitive et centrée sur l'individu, l'école est centrée sur un groupe en rivalité. "
Inhibitrice pour les uns, émancipatrice pour les autres, elle interroge l'estime de soi, l'éprouve, la bouscule. " Et quand elle la renverse, c'est toute l'énergie vitale de l'enfant qui prend l'eau. " Naufrage émotionnel, affectif : très vite, le désir d'aller de l'avant, de croire en ses capacités peut ainsi s'émousser.