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Mon enfant est-il hyperactif ?

Article par Anne-Claire Thérizols pour Côté Mômes , le 12/02/2008 à 16h37 , modifié le 13/02/2008 à 10h58 3 commentaires

Il gesticule et remue dans tous les sens, il n'écoute rien, est incapable de se poser. Cet enfant là est épuisant mais pas forcément hyperactif. Le point sur un syndrome précis qui toucherait en France 3 à 5% des enfants scolarisés.

L'hyperactivité c'est quoi ?
L'hyperactivité est encore dans nos contrées une notion suffisamment vague pour que les esprits s'empressent de classer tout enfant un peu plus turbulent que ses copains dans cette case particulière, avec le danger de passer à côté d'un autre souci ou d'avoir recours trop vite, trop tôt, à des médicaments pas innocents qui prétendraient anéantir une forte personnalité. Il faut le dire et le répéter : tous les enfants très actifs ne sont pas des hyperactifs au sens " médical " du terme. Un concept dont d'ailleurs certains spécialistes de l'enfance, pédiatres et pédopsychiatres, refusent de reconnaître l'existence. Pourtant, il porte officiellement un nom, le TDAH (Trouble du Déficit de l'Attention/Hyperactivité) et correspond à des symptômes précis qui, pris isolément ou lorsqu'ils surviennent sur une courte période, n'ont pas de caractère pathologique.
On parle de TDAH lorsqu'il y a association de trois facteurs de façon chronique et intense : un déficit d'attention, une agitation motrice anormale et une impulsivité incontrôlée. Parfois, l'un de ces symptômes est plus prononcé que les autres - chez les filles par exemple le trouble de l'inattention est plus développé - et les symptômes fluctuent chez un même enfant en fonction des situations.

Comment déceler une éventuelle hyperactivité ?
" Pour ce qui est de ma pratique, je fais au minimum une journée de tests avec psychologue, orthophoniste, enseignant... L'enfant fait des jeux avec une éducatrice, il déjeune, ça me permet de le voir dans différentes situations, d'observer son intelligence, son vécu, son attention, plein de choses. Si je fais venir un orthophoniste, c'est qu'il y a beaucoup d'enfants chez qui le trouble attentionnel entraîne des difficultés dans l'apprentissage de la lecture ou bien il y a des enfants qui ont une vraie dyslexie associée et ça aggrave leur risque d'échec scolaire " précise Marie-France Le Heuzey, spécialiste de l'hyperactivité. Car le problème de l'hyperactivité est bien là : dès qu'il s'agit de se sociabiliser, l'enfant hyperactif est en grande difficulté. Son incapacité à se concentrer sur un sujet, sa propension à zapper d'un centre d'intérêt à un autre, son comportement souvent brutal, ses réactions hyperémotives et sa difficulté à suivre une consigne en font un enfant difficile à gérer, qui se retrouve souvent en échec scolaire mais surtout, et c'est là le plus terrible, incompris de ses enseignants mais aussi de ses camarades. Ses frasques sont prises pour de l'insolence, de la mauvaise éducation, voire de la mauvaise volonté alors que son comportement est " plus fort que lui ".

Ne pas confondre un enfant hyperactif avec un enfant...
Capricieux, charmeur et versatile, qui a ses têtes mais n'a pas de vrai souci d'intégration ;
Déprimé avec troubles du sommeil, de l'appétit et désintérêt soudain, y compris pour ce qui le passionnait ;
Opposant, qui refuse l'autorité et ne respecte pas les limites qu'on veut lui imposer mais qui peut modifier volontairement son comportement si la situation l'exige ;
Tyran qui, en dehors du milieu familial, sait très bien rentrer dans le rang ;
Rêveur qui n'a pas de souci d'attention mais aime de temps à autre s'échapper dans son monde ;
Turbulent, tout simplement, qui n'a pas de trouble d'apprentissage et dont on peut canaliser la vivacité par le sport, par exemple.

Faut-il avoir peur de la Ritaline ?
La molécule au nom barbare de méthylphénidate, dont la marque la plus connue est la Ritaline, est prescrite en France sous haute surveillance et vient en appui, dans certains cas seulement, d'une psychothérapie. Elle ne traite pas les causes de l'hyperactivité mais permet d'atténuer les troubles vraiment handicapants, permettant notamment à l'enfant de pouvoir suivre en classe. Faisant partie de la famille des stupéfiants, elle n'est pas sans effets secondaires possibles et notamment troubles du sommeil, perte d'appétit et tics. Les dernières études tendent à démontrer l'absence d'effet nocif sur le cerveau des enfants.

Pour en savoir plus
L'enfant hyperactif par le Docteur Marie-France Le Heuzey aux éditions Odile Jacob, 2003, 19 €.
Association HyperSupers - Tél. : 06.19.30.12.10 et www.thada-france.org

 
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