Conserver son autorité de parent

Article par Marie-Lucie VANLERBERGHE , le 27/09/2006 à 10h08 , modifié le 27/09/2006 à 10h09 0 commentaire

De toute façon, que l'enfant ait besoin d'un soutien moral pris en charge par un expert, ou non, il est fondamental pour lui d'être encadré, guidé, soutenu. Avec la rupture de ses parents, une partie des balises qui jonchaient et ordonnaient sa vie s'est effacée. Pour ne pas le laisser s'enfermer dans la culpabilité ou au contraire dans l'illusion de sa toute-puissance, il convient de lui offrir de nouveaux repères. Non pas en allant très loin dans le " laisser-faire ". Non pas en lui cédant tout pour compenser sa tristesse ou son angoisse. Mais en lui montrant, qu'en un sens, la vie continue comme avant. C'est-à-dire ? Sur le même rythme. Sur le même ton. Sur les mêmes sentiments. En fonction des mêmes règles et des mêmes lois éducatives - ce qui n'était pas permis hier, ne l'est pas plus aujourd'hui.

En somme, il s'agira de continuer à faire acte d'autorité efficacement. Sans quoi, il deviendra impossible de lui fournir des cadres indispensables à son épanouissement. " En réalité, termine le psychologue Henry Pfyser, tout est question de bon sens. De capacité à dépasser ou à comprendre sa propre douleur de parent pour mieux se concentrer sur celle de son enfant. "

Et puis, tout est aussi question de confiance en soi et en ses enfants. Car, si la rupture parentale brise le socle sur lequel ils s'étaient construits, elle leur permettra d'acquérir des capacités nouvelles pour mieux s'adapter aux difficultés de la vie. " Toute épreuve, affirmait le psychanalyste Bruno Bettelheim, est forcément une occasion donnée de grandir. "



 
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