En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
  • Maman
  • Enfants

10 conseils pour faire face aux colères de votre enfant

Article par Cyril-Claire COURNOYER , le 07/02/2008 à 12h19 , modifié le 17/11/2011 à 10h40 1 commentaire

Quel parent n'a pas connu ce désaroi devant son enfant hurlant et se roulant par terre, incapable d'exprimer ce qui le tourmente ? Comment le raisonner et le calmer lorsqu'il se débat et que tout en lui semble dire "Va t'en !" et en même temps "Ne me laisse pas, occupe-toi de moi !" Voici quelques conseils à garder précieusement sous le coude !

Savoir que les colères, c'est normal
Tous les psychologues vous le diront, les colères du jeune enfant sont naturelles. Le savoir, c'est déjà rassurant.
- Vers 15 mois, un enfant découvre les premiers interdits parentaux et se sent alors tiraillé entre l'envie et la peur de braver l'interdit. Cela provoque en lui une émotion intense et brutale qui se traduit par une colère. A cet âge la zone du cerveau qui contrôle les émotions est encore immature. D'où ces manifestations parfois très impressionnates : hurlements, coups, ruades, roulades à terre capable de se prolonger plus d'une demie-heure.
- Vers deux ans, la colère est encore liée à ces tiraillements et à des sentiments de frustration. Comme l'enfant identifie mal ses émotions et ne parvient pas encore à les exprimer en mots, sa frustration éclate en colère.
- A partir de 3 ans, il parle mieux et la colère devient un outil pour faire pression sur ses parents ou capter leur attention. C'est toujours le moyen d'exprimer des émotions dont il n'a pas encore conscience.
- Vers 5-6 ans, l'enfant sait qu'il se met en colère et peut mieux la contrôler. Elle exprime d'avantage une révolte, contre ses parents ou contre lui-même, son sentiment d'impuissance et ses limites.

Garder son calme
Rien ne sert de crier, même si les nerfs sont à vif. Au contraire, plus le ton hausse, plus l'enfant cherche à crier encore plus fort. Bref, c'est l'escalade des cris et de l'exaspération.
La "bonne vieille fessée" possède au moins une qualité, celle de produire sur le moment une sorte de petit choc qui ramène l'enfant à la réalité. Mais elle se révèle souvent inefficace, surtout lorsqu'elle intervient en sanction immédiate, dans un réflexe exaspéré. Et elle reste un geste de violence et l'aveu qu'on a perdu le contrôle.
- Quand votre enfant se met à hurler, accroupissez-vous près de lui, et chuchotez-lui quelque chose à l'oreille. Au début, il n'entendra rien avec les hurlements de sa colère, mais curieux, il va finir par tendre l'oreille pour écouter ce que vous lui racontez tout bas. Dites-lui comme un secret ce que vous avez cru comprendre de sa colère, il y a de fortes chances qu'il se calme peu à peu.
- Si vous sentez que vous êtes à bout, isolez-vous deux minutes : décontractez vos épaules, bras ballants et pratiquez de profondes et lentes respirations. Retournez voir votre enfant quand vous sentez que vous avez repris le contrôle de vous-même.

L'amener à dire ce qui ne va pas
Parfois, il suffit de se mettre au niveau de l'enfant, de faire semblant de ne pas comprendre la raison de sa colère et de le laisser dire son chagrin avec ses mots à lui pour que sa colère s'estompe. Plus l'enfant progresse dans l'apprentissage du langage, plus les colères perdent en durée et en intensité. Les parents peuvent encourager l'enfant à passer du cri à la parole. Lui faire dire d'abord ce qui ne va pas, et ensuite formuler la règle ou lui redire que ce qu'il demande est impossible à satisfaire.

Lui accorder plus d'attention
Certains évènements de la vie familiale peuvent perturber l'enfant et entraîner des colères à répétition. Il ne faut pas hésiter à rechercher les causes et à prendre plus de temps pour l'enfant. La naissance d'un petit frère ou d'une petite soeur, un changement de rythme qui fatigue l'enfant, une séparation... Les causes sont multiples. Si le quotidien devient trop pénible à vivre, on peut aussi se faire aider ponctuellement par un psychologue. Quelques séances suffisent souvent à régler le problème et à apaiser l'enfant.

Mettre de la distance
Quand le trouble-fête hurleur gâche la paix familiale avec ses cris, il y a un autre recours : celui de l'isolement. Parfois, mieux vaut laisser l'enfant se calmer dans sa chambre, l'inviter à y déposer sa colère, éventuellementr même le laisser se défouler sur une peluche... Bref, cela peut être le coin, la chambre ou les toilettes pour aller "jeter" tous ses gros mots. Il est bon cependant de laisser la porte entrouverte pour permettre à l'enfant de revenir spontanément.
En dernier recours, si l'enfant refuse d'aller dans sa chambre, vous pouvez vous-même quitter la pièce d'un "bon, je suis très énnervée, j'en ai assez". Cela suffit parfois à calmer l'enfant. Mais là encore, ne vous enfermez pas dans votre chambre, ce qui relancerait la colère et romprait la communication.

Fixer un ultimatum
Pour limiter la colère dans le temps, on peut essayer la technique du minuteur. Vous donnez un temps à l'enfant pour se calmer. Par exemple, programmez le minuteur de cuisson sur 5 minutes, placez-le à côté de votre petite furie et annoncez-lui qu'il peut pleurer jusqu'à ce que les coquillettes soient cuites. Le tic-tac du minuteur détourne l'attention et fixe une limite à la colère. De même que la chambre circonscrit la colère dans l'espace, le minuteur la limite dans le temps.

Utiliser l'humour
L'humour peut être très efficace s'il n'est pas blessant pour l'enfant. Vous pouvez vous amuser à l'imiter gentiment, avec tendresse et taquinerie. En assistant à la mise en scène de sa colère, l'enfant parvient mieux à s'en extraire. On peut aussi proposer un rituel pour enrayer la rage : on sort dans la rue ou dans le jardin et on crie un bon coup...

Céder parfois... mais pas sur l'essentiel
Mieux vaut parfois céder, louvoyer, négocier que de se raidir et d'en payer lourdement les frais. Chercher une paire de chaussettes roses plutôt que rouges, telle robe plutôt que tel pantalon vaut mieux que de perdre une grosse demie-heure à calmer une crise. Désamorcer une colère, c'est souvent gagner du temps et préserver son énergie.
On peut donc céder un peu, mais pas sur tout. Autoriser certaines choses permet de redéfinir clairement ce qui est vraiment interdit : grimper sur la balustrade du balcon, dormir dans le lit des parents...
Parfois, repérer les circonstances propices aux tensions permet de mieux anticiper et désamorcer. C'est typique dans les situations d'urgence : il faut vite s'habiller, prendre le petit dejeuner pour partir à l'école... C'est bien souvent dans ces moments que les enfants piquent une colère ! Mieux vaut se lever quelques minutes plus tôt pour que le "rituel" du matin se passe plus paisiblement.

Comment éduquer ses enfants ?  Donnez votre avis sur le forum !
 
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.



de Maman
logAudience