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Du cinéma pour les grands

Article par Laurent Rochut pour Côté Mômes , le 20/03/2007 à 17h40 , modifié le 20/03/2007 à 17h52 0 commentaire

Et si vous faisiez garder les petits derniers, pour une fois ? Deux films à voir avec vos " grands ", sans attendre la sortie en DVD.

Contes de TerremerMiyazaki et fils 

La tradition familiale n'est pas seulement une contrainte, elle peut-être aussi une force. Les cultures où l'on prend naturellement la suite de ses ancêtres offrent l'avantage de ne pas avoir à chercher à devenir quelqu'un. Il s'agit d'être quelqu'un, ce qui fait une grande différence. Etre à la hauteur d'un héritage notamment.
Un enjeu vertigineux, qui fait parfois la différence entre une civilisation et un marché. Au Japon, la famille Miyazaki est associée à ce qui se fait de mieux en cinéma d'animation version manga. Goro Miyazaki prend la suite de son père, Hayao (Princesse Mononoké, Le voyage de Chihiro, Le château ambulant...), pour donner vie à l'un de ses rêves les plus chers : faire un film à partir des Contes de Terremer, le cycle de romans d'Ursula K. LE Guin, classique de l'Heroic Fantasy depuis plus de vingt ans.
Pour ce faire, l'équipe d'animation qui travaillait depuis des années sous les directives du père s'est rassemblée autour du fils, qui signe là un premier long métrage à la narration sobre et maîtrisée.
La relation père-fils est au cœur de cette histoire, puisqu'elle commence par un parricide. Arren, prince d'Enlad, âgé de dix-sept ans, tue son père et s'empare de son épée, une arme trempée de magie, avant de prendre la fuite. Les motifs de cet acte sont confus mais cette confusion ne nuit pas au récit. L'ombre de ce crime le poursuit. C'est une menace et un défi. Menace d'avoir un jour à regarder ce crime en face et défi de racheter le sang versé par un acte héroïque. Dans son périple, il va s'allier à un grand magicien, L'épervier, pour rétablir l'équilibre du monde qu'une sorcière maléfique a rompu.
Film sombre mais somptueux, Les Contes de Terremer sont le récit d'une société frappée de stupeur qui ressemble terriblement à la nôtre.

Les contes de Terremer ***, de Goro Miyazaki, en salles le 4 avril 2007.

Miss PotterMiss Potter, ou quand le bonheur vous pose un lapin

Renée Zellweger est Bridget Jones. Le rôle lui colle à la peau. Même déguisée en fille de bonne famille de l'époque Victorienne, on ne peut s'empêcher de penser à la godiche trentenaire qui traine son célibat de pub en garden party. Il faut donc un bon quart d'heure pour croire à cette Miss Potter, auteur très méconnue du très célèbre " Pierre Lapin " et de ses suites. Passé ce quart d'heure, on se laisse convaincre par son histoire, poignante et drôle tour à tour. Epaulée par Ewan McGregor et Emily Watson, au sommet de leur art, Renée Zellweger sert généreusement cette femme hors du commun, qui fut un exemple d'émancipation pour des milliers de femmes et une écologiste avant l'heure (très tendance cette Miss Potter !).
Auteur de livres pour enfants dans une Angleterre où triomphait la révolution industrielle, Beatrix Potter fut l'ancêtre de J.K. Rowling, qui a d'ailleurs baptisé de son nom le jeune apprenti-sorcier. Le conte " Pierre Lapin " s'est vendu à 40 millions de copies dans le monde et fut traduit dans plus de trente-cinq langues.

Miss Potter**, de Chris Noonan. Sortie nationale le 28 mars 2007.

 
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