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Carte scolaire et lutte contre l'échec : quelle école pour demain ?

Article par Propos recueillis par Anne-Claire Thérizols , le 07/09/2007 à 17h14 , modifié le 07/09/2007 à 17h26 0 commentaire

Que sera l'école de demain ? Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, nous livre quelques éléments son plan d'action.

Côté Mômes : Hormis l'assouplissement de la carte scolaire et la suppression des décrets de Robien, quelles sont les autres mesures concrètes appliquées dès cette rentrée ?
Xavier Darcos
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Xavier Darcos
: Une heure supplémentaire consacrée au sport vient s'ajouter aux trois heures obligatoires déjà prévues dans les textes et je veillerai à ce qu'elles soient effectivement consacrées à la pratique sportive, nécessaire à l'épanouissement et à la croissance des enfants.
Par ailleurs, dès maintenant, un accompagnement éducatif est proposé entre 16h30 et 18 h aux élèves scolarisés dans les collèges des réseaux Ambition réussite. Les jeunes adolescents bénéficient d'une aide aux devoirs sous la forme d'études dirigées par des enseignants volontaires, avec l'aide d'assistants d'éducation et de bénévoles. Nous leur proposons également des activités éducatives complémentaires, artistiques ou sportives, en lien avec des associations et les collectivités locales. Le dispositif s'appliquera à tous les collèges dès la rentrée 2008, puis sera progressivement élargi à l'ensemble des établissements scolaires et des écoles d'ici la rentrée 2011.
 
La suppression de la carte scolaire ne va-t-elle pas entraîner une fracture entre les écoles très sollicitées et les écoles désertées ?
Soyons précis, la suppression progressive de la carte scolaire ne concerne pas les écoles primaires mais les collèges et les lycées. Dans le premier degré, la demande des familles est souvent de pouvoir inscrire leur enfant dans l'établissement le plus proche et les communes parviennent généralement à y répondre avec toute la souplesse nécessaire.
Pour les collèges et les lycées, je crois que la première expérience qui vient d'être conduite montre que nous avons permis aux familles de bénéficier d'une liberté nouvelle, sans que pour autant le système scolaire soit devenu un grand marché libéral.
Je me suis engagé à ce que les établissements qui perdent des élèves conservent leurs moyens, pour une durée d'au moins trois ans. Les établissements les plus évités par les familles pourront intégrer le dispositif ambition réussite, où ils disposeront des moyens supplémentaires qui sont consacrés à l'éducation prioritaire.
 
Quels dispositifs envisagez-vous pour que la lutte contre l'échec scolaire soit la priorité de l'école primaire ?
Il est évident que la première priorité de l'école primaire doit être de lutter contre l'échec scolaire. Cela suppose de réagir avec rapidité et efficacité dès qu'un élève présente des lacunes ou des retards qui, faute d'être repérés et corrigés, pourraient le conduire à l'échec scolaire. Des évaluations diagnostiques ont déjà lieu en début de CE1 et de CM2 pour repérer les élèves qui rencontrent des difficultés dans la maîtrise des connaissances et des compétences inscrites dans le socle commun des connaissances et des compétences. Ils peuvent alors bénéficier d'une aide spécifique dans le cadre d'un programme personnalisé de réussite éducative. Mais je souhaite que le repérage des difficultés et la mise en œuvre des solutions adéquates soient permanents.
 
Est-il normal que des professeurs tout droit sortis de l'IUFM soient nommés à des postes sensibles sans expérience du terrain ? Peut-on y remédier ?
Le Président de la République m'a demandé de veiller à ce que nos jeunes enseignants ne soient pas affectés systématiquement dans les établissements les plus difficiles. Ils doivent avoir le temps de parfaire leur pratique pédagogique et d'acquérir une expérience suffisante pour faire face aux situations complexes qu'ils pourront rencontrer ensuite dans certains établissements. Je serai attentif à ce que les jeunes professeurs exercent dans de bonnes conditions le métier qu'ils ont choisi, car nous avons besoin de leur enthousiasme pour assurer la réussite de nos enfants. Pour parfaire leur formation, les jeunes professeurs des écoles vont désormais suivre une formation supplémentaire de deux années à l'issue de leur titularisation. Des modules d'adaptation à l'entrée dans le métier permettront désormais de prendre en compte les problématiques spécifiques liées au lieu d'exercice.
 
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