Quel sport pour mon enfant à la rentrée ? Témoignages

Article par Saliha Hadj-Djilani , le 13/09/2010 à 17h04 , modifié le 13/09/2010 à 17h43 0 commentaire

Lionelle, Kevin et Anne nous racontent comment ils ont vécu, enfant, leur pratique du sport en club.

Lionelle, 34 ans, professeur de français
 
Ma mère admirait beaucoup la gymnaste roumaine, Nadia Comaneci. Elle suivait toutes ses compétitions à la télé. Comme ma mère l'adorait, c'était aussi mon idole.  Comme je suis moi-même un petit gabarit, ma mère a vite vu en moi la  future championne olympique. Vers 8 ans, j'ai voulu faire comme elle et j'ai demandé à ma mère de m'inscrire au club de gym de la ville. Je me débrouillais bien alors, très vite, j'ai commencé à participer à des compétitions, d'abord au niveau départemental puis au niveau régional.
 
J'ai gagné beaucoup au début mais vers 12 ans, je ne sais pas ce qui c'est passé... Je ne gagnais plus. Alors le cauchemar a commencé. A chaque championnat, j'arrivais la boule au ventre. Je ne supportais plus l'idée de perdre. Un jour, j'ai craqué et j'ai beaucoup pleuré. J'ai totalement perdu confiance en moi. Ma mère a préféré que j'arrête. Et c'est vrai que c'était mieux pour moi. Je n'avais pas les épaules aussi solides que Nadia Comaneci. Il a fallu que ma mère l'admette, c'est tout. Je ne serai jamais championne olympique et c'est pas si grave que ça.
 
Kevin, 28 ans, avocat
 
J'ai commencé le tennis par une initiation à 6 ans. J'ai tout de suite aimé. C'est en regardant Yannick Noah jouer à Roland-Garros que j'ai voulu faire du tennis. J'aimais la compétition et l'adrénaline que ça me procurait.
 
Quand je perdais, je me relevais toujours grâce aux encouragements de mon coach et de mes parents.
J'ai continué à faire du tennis jusqu'à mes 18 ans et puis j'ai arrêté à cause des études qui m'ont poussé à déménager. Je joue encore au tennis de temps en temps avec des amis. Mais ce n'est pas pareil, c'est pour le fun. C'est toujours un plaisir parce que je garde un bon souvenir de mes années en club de tennis. Mes parents ne m'ont jamais poussé à devenir un grand champion. C'est pour ça que j'ai pu rester bien dans ma tête.
 
Anne, 40 ans, comptable
 
Je ne sais pas quelle mouche a piqué ma mère. Mais vers mes 7 ans, elle s'est mis en tête de m'inscrire à un club de judo. Elle m'a dit, plus tard, "C'était pour que tu apprennes à te défendre."
 
Je me souviens encore du cours d'initiation. Il n'y avait que des garçons dans la salle et ça sentait la sueur.
J'étais terrorisée en rentrant. Le prof a voulu me rassurer mais ça n'a servi à rien. Un garçon m'a tout de suite renversée sur le tatami. J'ai pleuré comme une madeleine. Le prof a appelé ma mère car c'était intenable. Depuis je déteste ce sport et David Douillet n'y a rien changé. 
 
 
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