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Naissance : un congé paternité plus long pour les pères ?

Article par , le 07/06/2011 à 14h45 , modifié le 07/06/2011 à 16h35 1 commentaire

Un congé paternité plus long va-t-il être accordé aux futurs papas ? Impossible n'est pas français ! Un rapport prône en effet la création d'un congé paternité facultatif d'un mois...

Ce congé permettrait de mieux repartir les tâches familiales et de faciliter enfin l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. "L'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, et, dans son sillage, l'égalité sociale, ne peut être atteinte tant qu'il y aura inégal partage des responsabilités domestiques et familiales" déclare Brigitte Grésy, membre de l'Inspection générale des affaires sociales. De nos jours, les deux tiers des pères prennent un congé paternité (onze jours), ils sont "invisibles" dans les autres congés liés aux enfants : congé parental, enfant malade, soutien familial...

L'Inspection explique que les hommes "craignent une stigmatisation ou une réprobation de leurs supérieurs hiérarchiques ou de leurs pairs" s'ils demandent des congés liés à la famille ou du temps partiel. Les papas du 21ème siècle ont encore beaucoup de mal à s'impliquer dans l'éducation de leurs bambins et des tâches ménagères. D'où... les inégalités car la plupart des mamans travaillent mais doivent aussi s'occuper de l'éducation des enfants (devoirs, activités extrascolaires...) et de leur intérieur. Mesdames, les tâches ménagères sont toujours l'apanage des femmes.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes ! 

Les Françaises consacrent une heure quarante par jour en moyenne à s'occuper de leurs petites têtes blondes contre 42 minutes pour les papas, selon une étude de l'OCDE parue en 2011. Les femmes sont donc pénalisées dans le monde du travail. Pour  certains employeurs, elles sont susceptibles d'un "moindre investissement" dans le travail ou "d'un risque de sortie du marché du travail (...) à cause des enfants" poursuit l'Inspection générale des affaires sociales.

Les grands points de ce rapport 

Un "congé d'accueil de l'enfant" de deux mois pourrait voir le jour. Il sera réparti à égalité entre la mère et le père et devra être pris immédiatement après le congé maternité. Le congé de la mère de famille sera découpé entre douze semaines de congé maternité et un mois de "congé d'accueil"... soit seize semaines si mes calculs sont bons.

Quant au papa, il pourrait bénéficier de quatre semaines de "congé d'accueil". Pour inciter les pères à prendre ce congé, la durée du congé de chaque parent ne serait pas transférable à l'autre : si un seul prend son mois de congé, la durée restante est perdue. Si le père prend entièrement son congé, les parents bénéficient d'un "bonus" d'une semaine. L'Inspection générale des affaires sociales rejette l'idée d'un congé paternité obligatoire.

Un congé parental plus court ?

Le rapport propose aussi un congé parental plus cours (un an maximum au lieu de trois) pour ne pas éloigner trop longtemps les femmes au travail et mieux rémunérés (60 % du salaire brut plafonné contre un forfait allant de 140 à 550 euros par mois environ de nos jours) pour inciter les pères à le prendre.  Ils ne sont que 4 % aujourd'hui.

Le temps partiel et le temps complet revu et corrigé ?

Ce rapport propose aussi de rendre plus facile les passages du temps partiel (surtout chez les femmes) au temps complet et inversement ou d'assouplir les possibilités pour les salariés de prendre des jours de congé.

Voici d'autres points de ce rapport qui aiderait à promouvoir l'égalité des sexes à la maison mais aussi au travail

Ce rapport de l'Inspection générale des affaires sociales réclame l'instauration pour les pères des autorisations d'absence pour accompagner leur conjointe aux examens médicaux obligatoires dans le cadre de la surveillance médicale de la grossesse dans la limite de trois sur les sept mois autorisés.

Il invite aussi les partenaires sociaux à négocier le droit pour les salariés de prendre une partie des jours de RTT à leur seule initiative sauf en cas de force majeure opposé par l'employeur et sous réserve d'un délai de prévenance de trois jours.

Selon le rapport, il faut aussi assouplir le délai de prévenance nécessaire pour permettre au salarié de modifier la date des jours de repos en cas d'obligations familiales très importantes.

Le rapport demande d'intégrer l'articulation entre la vie familiale et professionnelle et son suivi dans les négociations sur l'égalité professionnelle dans l'entreprise et de favoriser le respect de la priorité d'accès à un emploi à temps plein qui vient de se créer ou de se libérer dans l'entreprise.

L'un des points de ce rapport est enfin d'inciter les partenaires sociaux à créer un droit individuel à la parentalité tout au long de la vie, ouvert à tous les salariés, sur la base d'un cofinancement employeurs/salariés et couvrant des absences liées à des impératifs familiaux (crise grave d'un adolescent ou d'un proche).

Le congé paternité... son mode d'emploi en cliquant ici
 
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