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Famille : le boom des tests de paternité

Article par , le 22/02/2011 à 17h03 , modifié le 22/02/2011 à 17h20 0 commentaire

La nouvelle est tombée comme un cheveu sur la soupe ! Lundi soir, Michel Polnareff a annoncé que son fils prénommé Volodia, né le 28 décembre à Los Angeles, n'était pas... la chair de sa chair. Il n'est pas le seul ! De nos jours, il y a de plus en plus d'hommes qui ont des doutes sur la fidélité de leur compagne et par conséquent sur leur paternité. Ils veulent donc savoir s'ils sont bien les pères biologiques de leurs enfants.

Michel Polnareff, atterré par les aveux de sa compagne Danyellah et un test ADN, a déclaré : "C'est avec une immense tristesse que je me dois de vous annoncer que le bébé n'est pas de moi. Devant mon insistance de faire un test ADN, Danyellah m'a avoué la vérité et le test l'a confirmé " a écrit Michel Polnareff sur son Facebook. "Je regrette que nous ayons à partager cet énorme chagrin et cette terrible déception".  Michel Polnareff a également précisé "que sa compagne a disparu avec le bébé".

"Mensonges, sexe et trahison" : le boom des tests ADN

Ces mensonges, ces trahisons n'affectent pas seulement Michel Polnareff ! De nos jours, il y a de plus en plus d'hommes qui ont des doutes sur la fidélité de leur compagne et par conséquent sur leur paternité. Ils veulent donc savoir s'ils sont bien les pères biologiques de leurs enfants.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes !

Selon la revue médicale britannique The Lancet, 1 enfant sur 30 (soit 3 %) dans le monde ne serait pas de son père déclaré.
Selon Jean-Paul Moissan, professeur de génétique médicale et PDG de l'Institut Génétique Nantes Atlantique, le nombre de tests de paternité ordonné par la justice en France serait de 3.000 à 3.500 par an.
Sur le territoire français, les pères seraient entre dix et vingt mille tous les ans à avoir recours aux tests de paternité auprès de laboratoires étrangers via Internet. Une pratique illégale.

Quand le doute s'installe, que faire ?

Comme le dit un proverbe : "La maman sûrement, le papa pas sûr...". De nos jours, les tests ADN peuvent déterminer à 99,99 % si un homme est ou n'est pas le père d'un enfant. En France, la demande d'un test de paternité n'est autorisée que dans le cadre d'une procédure judiciaire qui se rapporte aux liens de filiation conformément à la loi bioéthique français.
Cette loi impose qu'un juge ordonne le test et qu'un expert dans un laboratoire agréé soit nommé pour y procéder. Avant d'entamer une procédure de test génétique, il est donc conseillé de prendre un avocat qui commencera les démarches et formalités auprès du tribunal de grande instance de votre lieu de résidence.

Les tests de paternité accessibles via Internet sont en plein boom auprès de pères inquiets

Dans de nombreux pays (Belgique, Canada, Etats-Unis, Suisse, Allemagne, Angleterre, Italie, Espagne), l'usage libre des tests de paternité est autorisé. Si vous décidez de ne pas respecter la loi, le résultat n'aura aucune valeur juridique et si vous vous faites faire un test ADN par une société étrangère trouvée  sur la toile, votre commande risque d'être saisie par la douane et vous êtes passible d'une amende et d'une peine d'emprisonnement.
Ils sont nombreux à faire fi de la loi ! Entre 10.000 et 15.000 hommes en France bravent la loi et s'adressent, via internet, à des laboratoires situés à l'étranger qui proposent leurs services moyennant quelques centaines d'euros. Rappelons que ces résultats n'auront aucune valeur juridique sur le territoire français.

Comment faire un test de paternité ?

Il faut tout d'abord comparer l'ADN de l'enfant avec celui du père. Il faut donc faire un test de paternité. Il existe plusieurs moyens pour faire un test de paternité : échantillon de sang, analyse des muqueuses buccales, analyse de cheveux.  Les traces peuvent être relevées sur différents supports. Grâce à un échantillon et après plusieurs manipulations scientifiques, les spécialistes vont obtenir un code-barres qui sera spécifique à chaque individu et visible directement par fluorescence. Concernant les tests de paternité, l'empreinte génétique de l'enfant est créée. L'enfant a en effet hérité d'un chromosome paternel et d'un chromosome maternel. On compare le code-barres de l'enfant à ceux de ses parents présumés.

A savoir !

On ne peut pas obliger quelqu'un à se soumettre à un test de paternité. En cas de refus de la personne concernée, le juge pourra toutefois en tirer des conclusions.

Comme Michel Polnareff, vous êtes le père d'un enfant qui n'est pas le vôtre !  Vous avez eu un enfant dont votre mari n'est pas le père. Un jour, il a découvert la vérité. Vous avez vécu une situation similaire. Réagissez sur notre forum.

 
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