En 1962, Jacques Marrette est ministre des PTT ou plutôt des télécommunications. Devant le nombre de lettres qui abondent à l'adresse du
Père Noël, il prend la décision de répondre à cette attente en sollicitant un service de La Poste : le Dépôt central des rebuts de Paris. Celui-ci est en effet le seul à être habilité à ouvrir le courrier.
Pour l'occasion, le ministre commande la création d'une carte postale spécialement pour les bambins. Les lettres sont ensuite envoyées aux enfants ayant indiqué leur adresse dans leur courrier.
Et c'est Françoise Dolto, la sœur du ministre, qui rédige le message du
Père Noël : "
Mon enfant (...) je ne sais pas si je pourrais t'apporter ce que tu m'as demandé. J'essaierai mais je suis très vieux et quelquefois, je me trompe. (...) Sois sage, travaille bien. Je t'embrasse fort. Le Père Noël".
Le Dépôt central, devenu Centre des recherches du courrier, déménage en 1967 à Libourne près de Bordeaux. La même année, près de 50 000 lettres sont envoyées. Mais en 1968, c'est la fin. Le service coûte trop cher, il faut l'arrêter. Devant le tollé général, il reprend en 1969.
En 1998, le
Père Noël se met aux nouvelles technologies. Il bénéficie d'un site web où les enfants peuvent lui envoyer leur missive par courrier électronique.
Chaque année, le bonhomme en rouge reçoit plus d'un million de lettres et plus de 180 000 mails. Tous les hivers, une soixantaine de secrétaires s'affairent pour répondre aux enfants.
Le secrétariat du
Père Noël est ouvert de la mi-novembre au 31 décembre.