"Dans la plupart des cas oui, mais pas toujours autant que les patients le souhaiteraient...Pour simplifier, on peut dire que pour tout ce qui est de l'ordre du retard, on obtient de très bons résultats. Une fois les fondations remises d'aplomb, le reste a tendance à suivre.
Le mot clé : compensationDans le cas des troubles, c'est plus complexe. On parle alors de trouble structurel. Les structures cognitives (structures d'apprentissage) sont différentes, du coup les enfants en souffrent à vie. On ne guérit pas la dyslexie ou la dysphasie, on les compense, on contourne les difficultés, on apprend au patient à utiliser d'autres chemins, à apprivoiser le trouble. Dans ce cas-là, le mot clé est compensation.
Des progrès notoiresDonc les résultats arrivent, oui, mais pas en vingt séances. Ce sont souvent des rééducations très longues, dans lesquelles on va faire des pauses, puis reprendre quand les exigences scolaires auront augmenté et l'enfant ressentira le besoin d'un nouveau coup de pouce. Avec un travail adapté et un patient qui comprend son trouble, qui est informé et acteur de sa rééducation, on arrive tout de même à de bons résultats.
Finalement, il y a autant de rééducations différentes que de patients et d'orthophonistes différents. Ce qui marche avec l'un ne va pas forcément marcher avec l'autre. Le cerveau humain reste un tel mystère qu'il est difficile d'évaluer à l'avance l'impact qu'aura la rééducation. Mais quoi qu'il en soit, la démarche reste toujours positive."