Les bienfaits de l'orthophonie : "Instaurer une relation de confiance avec l'enfant"

Article par Clémence ORCEL , le 27/04/2010 à 18h30 , modifié le 27/04/2010 à 20h46 0 commentaire

Pour que les séances de travail se passent le mieux possible et que les résultats soient au rendez-vous, une relation de confiance doit voir le jour entre l'enfant et son thérapeute. Margot Roux, orthophoniste à Lyon, nous l'explique.

"Le fait que les séances soient individuelles, sans les parents ni d'autres patients, permet aux enfants les plus timides de se sentir en confiance et de communiquer, s'exprimer, jouer sans trop de difficulté. Je n'ai jamais eu d'enfant avec qui la relation ne s'établissait pas après plusieurs séances.

Gagner la confiance de chaque enfant
Mais cela varie : alors que certains vont être à l'aise dès la première séance, d'autres auront besoin de six, parfois sept séances pour s'ouvrir à nous. Il n'est pas rare qu'un enfant pleure toutes les larmes de son corps la première fois qu'il se retrouve en tête-à-tête avec son orthophoniste. En général, dans ces cas là, une ou deux séances passées à jouer aux petites voitures ou à la poupée en introduisant le travail thérapeutique petit à petit permettent d'établir ce lien de confiance.

Responsabiliser les plus grands
En ce qui concerne les plus grands, je trouve qu'il est important de les responsabiliser : "Tu viens pour telle et telle chose, je peux t'aider en ça, ça, et ça. Qu'est-ce que tu en penses ?". Grâce à cette mise au point, ils se sentent moins victimes d'une obligation, la séance ne se transforme pas en piège.

Cette relation de confiance est indispensable, comme dans n'importe quelle relation patient/thérapeute. Elle est nécessaire pour l'enfant car finalement, ce n'est pas lui qui nous choisit, ce sont ses parents. S'il n'a pas confiance, il va être stressé lors des séances, se braquer et moins progresser.

Besoin de repères
Pour ce qui est de la confiance en notre compétence en tant qu'orthophoniste, il est primordial pour les enfants d'avoir des repères, pour qu'ils se rendent compte eux-mêmes de leurs progrès. Il peut s'agir, par exemple, d'un enregistrement qu'on leur fera écouter au bout de dix ou quinze séances pour qu'ils entendent qu'ils articulent mieux...
Finalement, tout ce qui permet des les rendre acteur de leur rééducation est bénéfique. Ils doivent savoir pourquoi ils viennent pour avoir confiance dans notre capacité à les aider et confiance dans leur capacité à progresser."

 
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