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La dyspraxie de l'enfant, qu'est-ce que c'est ?

Article par Caroline RABOURDIN , le 06/08/2012 à 09h45 , modifié le 13/01/2015 à 15h08 0 commentaire

Votre bambin a du mal à découper, à colorier, il perd souvent ses affaires et n'arrive pas à emboîter des pièces ensemble... Et s'il souffrait de dyspraxie ? On fait le point.

La dyspraxie touche environ 6 % des enfants. Il s'agit d'un trouble neurologique qui se traduit par une grande difficulté à coordonner ses mouvements pour atteindre un but précis. Concrètement, un bambin dyspraxique a du mal à découper sur une ligne et à tenir des ciseaux. Colorier lui demande beaucoup d'efforts, il perd facilement ses affaires...


Même si la dyspraxie se caractérise par un handicap dans la vie scolaire, l'enfant n'est pas pour autant déficient intellectuellement. Au contraire, il a parfois de grandes facultés d'élocution et peut être un excellent orateur. D'où la difficulté pour les parents de penser qu'il s'agit d'une maladie. Pourtant, certains indices doivent mettre la puce à l'oreille.


Des symptômes visibles dès le plus jeune âge
Un enfant dyspraxique est tout à fait normal. Pour les parents, le bambin n'est tout simplement pas organisé et ne se concentre pas assez. Peut-être le fait-il exprès ? En réalité, il n'en est rien. Le petit malade souffre bel et bien.


Les premiers symptômes apparaissent en général vers 2-3 ans. L'enfant est maladroit, casse des objets facilement. Il a du mal à jouer avec des jeux de construction ou à emboîter des pièces, même les plus simples. L'organisation n'est pas son fort. Bref, son esprit comme ses gestes semblent désordonnés.


Certains parents remarquent également un retard dans l'apprentissage de la marche. Le petit reste à quatre pattes plus longtemps que les autres.


Des difficultés au quotidien
La dyspraxie peut engendrer des difficultés à l'école, et ce dès la maternelle. Alors que les autres enfants colorient sans problème, le petit atteint de dyspraxie aura toutes les difficultés du monde à rester dans le cadre et à colorier de manière structurée. Face à un enfant qui bavarde beaucoup et semble peu concentré, la dyspraxie peut causer de grands malentendus. Et amener le corps enseignant à douter de la bonne volonté du bambin. D'où l'importance de prévenir les professeurs dès lors que le diagnostic est posé.


Un enfant dyspraxique peut tout à fait suivre une scolarité normale. Toutefois, en fonction du degré de handicap, des aménagements peuvent être à prévoir.
Par ailleurs, sachez que les dyspraxiques ont souvent une mauvaise image d'eux-mêmes. Il est donc important de les valoriser, de prendre le temps de leur expliquer les consignes et de leur montrer qu'eux aussi peuvent réussir dans la vie malgré leur handicap.

 
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