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Homoparentalité : où en est-on sur la question ?

Article par Caroline RABOURDIN , le 21/06/2012 à 18h02 , modifié le 21/06/2012 à 18h08 0 commentaire

En France, la question de l'homoparentalité reste taboue. Pourtant, les ministres qui se succèdent affichent des signes d'ouverture et affirment leur volonté d'avancer sur le sujet.

Si la Marche des fiertés détend joyeusement l'atmosphère, on ne peut pas en dire autant de l'homoparentalité, qui reste toujours sujette à controverse. Pourtant, les citoyens sont favorables à une évolution. Selon un récent sondage BVA, 63 % des Français se prononcent pour l'homoparentalité.

Du côté des politiques, on affiche également une volonté d'avancer. A peine élue, Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, a déclaré : « Les familles homoparentales sont une réalité. Il y a souvent beaucoup d'amour, beaucoup d'affection, et je ne vois pas pourquoi il y aurait encore des discriminations en la matière ». Ce signe d'ouverture confirme ainsi l'engagement pris par François Hollande en faveur de l'homoparentalité et du mariage homosexuel.

Derrière cette question se cache l'égalité des droits pour les couples mais aussi pour les enfants, ainsi que leur protection. Selon l'association des familles homoparentales (ADFH), « les enfants élevés dans les familles homoparentales sont discriminés en terme de sécurisation par rapport aux enfants élevés au sein des couples mariés.(...) L'ouverture du mariage aux homosexuels permettra que l'enfant puisse être adopté par le second parent. Ainsi, en cas de décès du parent légal, l'enfant sera protégé car recueilli par le parent adoptif. »

L'ADFH a d'ailleurs décidé de saisir la ministre concernant un litige avec l'Union des associations familiales de Paris. L'UDAF 75 refuse en effet l'adhésion à l'ADFH. Le motif ? Les familles homoparentales n'ont pas de reconnaissance légale. N'ayant pas d'existence juridique, elles ne peuvent donc pas être affiliées à l'UDAF.

Roselyne Bachelot, alors ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, avait déjà arbitré en faveur des familles homoparentales, précisant qu'elles ont vocation à siéger à l'UDAF. Elle avait alors demandé un nouvel examen du dossier. A la suite d'un second refus d'affiliation, l'ADFH a sollicité la ministre récemment élue.

La situation pourrait donc prochainement évoluer avec le nouveau gouvernement. Rappelons que bon nombre de nos voisins d'Europe du Nord ont déjà légalisé l'adoption d'un enfant par des parents du même sexe.

 
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