Enfant et musique : l'effet Mozart, info ou intox ?

Article par Caroline Rabourdin , le 24/02/2010 à 17h02 , modifié le 24/02/2010 à 17h06 0 commentaire

En 1993, la psychologue Frances Rauscher affirmait que l'écoute quotidienne de Mozart améliorait sensiblement les capacités intellectuelles. Qu'en est-il vraiment ?

Existe-t-il un lien entre écoute passive de musique classique et intelligence ? Cette question a fait l'objet de nombreux débats et d'études scientifiques dans les années 90. En 1993, une professeure de psychologie à l'université d'Oshkosh dans le Wisconsin aux Etats-Unis, Frances Rauscher, estimait qu'écouter dix minutes de Mozart par jour augmentait les performances intellectuelles. Dans un article publié dans la revue Nature, elle démontrait une augmentation temporaire du QI.

Après avoir écouté une sonate de Mozart, des étudiants présentaient une amélioration de leur capacité pendant une quinzaine de minutes.
Mais en 1996, l'effet Mozart fut sérieusement remis en question. Une chercheuse, Susan Hallam, de l'université de Londres testa 8000 enfants. Certains écoutèrent de la musique du compositeur, d'autres de la musique pop et un troisième groupe une histoire.

Les bambins ont été invités à passer des tests de QI avant et après l'expérience. La scientifique n'a alors noté aucune différence entre les trois groupes d'enfants. Dans une interview accordée à la BBC, Susan Hallam a alors expliqué que la musique classique n'était pas nécessaire pour améliorer la mémoire et le comportement. Cela dépend comment la musique est perçue par celui qui l'écoute.

Si les chercheurs se sont accordés sur le fait que l'effet Mozart avait un effet bénéfique sur le bien-être, rien ne prouve qu'il en présente un sur l'intellect. En revanche, de nombreuses études confirment que la pratique d'un instrument de musique permet aux enfants de faire plus de progrès et de développer leur QI.

 
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