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Van Cleef and Arpels, la saga de la marque

Article par Elsa DOLADILLE , le 01/05/2010 à 10h36 , modifié le 28/12/2010 à 11h28 1 commentaire

La saga Van Cleef and Arpels débute comme se finissent la plupart des histoires, avec le mariage de deux amoureux des pierres précieuses, Estelle Arpels et Alfred Van Cleef en 1896. Tous deux originaires de familles de joailliers, les époux associent leurs deux noms pour baptiser la marque mythique qui fait rêver des générations de femmes depuis plus de cent ans.

L'histoire de la marque démarre officiellement en 1906, lorsque le couple installe ses quartiers dans l'hôtel particulier du 22, place Vendôme. La maison puise son inspiration dans le contexte bouillonnant de la Belle Epoque et impose rapidement son style moderne et créatif. La griffe devient très prisée au sein des hautes sphères de la société, où l'on s'arrache notamment une petite vanity raffinée sertie de pierres précieuses. Malicieux, Alfred la baptise « la Minaudière », en guise de taquinerie à l'égard d'Estelle et de ses manières précieuses. Elle devient l'une des meilleures ventes de Van Cleef and Arpels. La marque débute alors son expansion en ouvrant des succursales un peu partout sur le territoire français.
 
Après la Première Guerre Mondiale, la fille d'Estelle et Albert Van Cleef prend la direction artistique du groupe. Femme de caractère, elle déborde d'idées nouvelles et créatives pour renouveler les collections tout en conservant l'esprit de la marque. Sous sa direction, les pièces les plus célèbres de Van Cleef and Arpels voient le jour : la Montre Cadenas, le Passe-Partout, mais surtout le Serti Mystérieux, une technique unique d'assemblage de joyaux à montures invisibles. Ce procédé devient la marque de fabrique de Van Cleef and Arpels.
 
En 1939, la famille Arpels doit s'exiler à New York. La saga se poursuit donc outre-Atlantique avec le lancement américain d'une collection d'inspiration féérique, qu'on dirait tout droit sortie d'un conte. L'élite de la société américaine craque pour le raffinement et l'élégance du joaillier français. Parmi les inconditionnelles de Van Cleef and Arpels, des femmes d'exception telles Sophia Loren, Jackie Kennedy, Audrey Hepburn ou Elizabeth Taylor. A cette même époque et malgré la guerre qui fait rage, la marque continue d'innover et se renouvelle sans cesse. Citons par exemple le fameux collier « Zip », inspiré du fonctionnement de la fermeture éclair.
 
En 1954, Van Cleef and Arpels propose des pièces plus accessibles à une clientèle moins fortunée. Le succès de la collection Alhambra, sortie en 1968, a contribué à démocratiser une marque jusque-là réservée à une élite.
 
En 1976, Van Cleef and Arpels se lance dans la création de parfums. Elle renforce également sa présence à l'international, en implantant progressivement des succursales sur chacun des cinq continents.
 
En 1999, Van Cleef and Arpels est rachetée par le groupe Richemont et placée sous la direction de Stanislas de Quercize.
 
Aujourd'hui, avec des lignes constamment renouvelées mais qui n'ont rien perdu de l'esprit original de la famille Van Cleef, la griffe de légende nous prouve qu'on peut être centenaire et parfaitement dans l'ère du temps !
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  • jijire, le 09/12/2010 à 17h55 : Beaucoup de choses sont fausses dans cet article, a commencer par Estelle Arpels. Jamais, O grand jamais elle ne s'est appelée Estelle, mais Esther car elle était juive et fière de l'être. Mon livre "l histoire des Van Cleef et des Arpels" est sorti début décembre 2010 et vous reservera bien des surprises.

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