Mode homme : les défilés les plus marquants de la Fashion Week

Article par Julien Roncelin , le 12/02/2010 à 17h05 , modifié le 12/02/2010 à 18h06 0 commentaire

Quels sont les défilés les plus réussis de cette année ? Quels sont les créateurs in et les tendances out ? Faisons le point sur la mode homme de l'hiver prochain.

Défilé Cerruti

Cerruti est célèbre pour son inspiration linéaire. Pour ses collections stables. Pour son travail sur la continuité. Cette année, la marque a étonné grâce à Jasper Borjesson, nouvellement installé à la direction artistique de la célèbre marque. Le suédois a souhaité revisiter les codes de la maison pour y apporter une touche d'originalité.

Rien de révolutionnaire, mais l'idée de la superposition quasi systématique des matières est appréciable. Les vêtements sont légers et confortables, à l'image des pulls ajustés proposés. Le pantalon un peu ample est appréciable. On aime le confort visible de ses créations.  D'une manière générale, l'Homme Cerruti reste classe et élégant.

Défilé Yves Saint Laurent

Chez Yves Saint Laurent, on revient aux sources avec des tons plus pastel, plus quotidiens. On y sent un style carré, dont l'inspiration serait sortie d'un esprit un peu trop cartésien. Tons marron, couleurs grisées. La flanelle, légère et moderne côtoie avec grâce un tweed indémodable.

Défilé Jean-Paul Gaultier et Alexis Mabille

Dans un autre style, mais tout aussi surprenant, comme à son habitude : Monsieur Jean Paul Gaultier. L'enfant terrible de la mode nous a embarqués dans un univers de (belles) gueules cassées. Il provoque l'assistance en débutant par un match de boxe. Un ring est dressé au milieu de la salle. S'enchainent ensuite un flot de vêtements amples, souples, ajustés. Matières féminines sur des corps trop sculptés, aux gueules amochées. On se prend en plein visage cet étrange paradoxe qui reflète avec brio l'intelligence de ce créateur infernal. Qui a su marier à la perfection le kilt plissé au short de boxe. Un spectacle. Un vrai. Difficile de rester de marbre lors du défilé d'Alexis Mabille. Le petit frenchy n'a pas hésité à faire tomber le bas de ses sublimes mannequins pour dévoiler de beaux sous vêtements et ses accessoires. Pour le reste, lorsqu'ils sont habillés, parfois un peu too much, on distingue mal le masculin du féminin. Ou plutôt si, mais le mélange est si beau qu'on semble distinguer la naissance d'un troisième sexe vestimentaire.  On aime le côté olé-olé, qui donne une touche très sexy à la collection. Le gros jersey fricote sublimement bien avec ses jeans slim. Chez lui, on enfile sans complexe le bermuda en velours sur des leggings.

Défilé Prada

Classique, mais classieux
Voici la formule choisie par Muccia Prada. On revisite les codes très sixties de la marque, en y glissant un poil d'ironie et de second degré. On y mélange des couleurs pop, flashy, que l'on mélange avec des manteaux beiges, aux coupes droites et masculines.
Le pantalon à pli marqué est de retour, tout comme la chemise en popeline a glisser nonchalamment sous un pull étriqué qui nous laisse à peine respirer. Ou bien sous un gilet en maille. Chez Gucci, on a tenu a laisser de côté le côté foufou des collection précédentes pour se concentrer sur l'essentiel. Sur l'homme de la «  vraie vie ». Pas de superflu, que du « portable ». Frida Giannini nous a donc proposé une déclinaison de vestes plus belles les unes que les autres. Qu'elles soient en poulain ou en astrakan, elles sont certaines de séduire l'exigeante clientèle de la griffe. Elles s'accordent à merveille avec les pantalons étrois. On aime les tons anthracites, beiges, caramel. Un renouveau pour la marque italienne.

 
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