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Exclu. Lambert Wilson : "si je n'avais pas été acteur, j'aurais été costumier"

Article par , le 13/06/2013 à 18h55 , modifié le 13/06/2013 à 19h24 0 commentaire

Lambert Wilson se trouvait, le 6 juin dernier, dans l'une des plus belles rues de la capitale, pour honorer son rôle d'ambassadeur du Comité du Faubourg Saint-Honoré. Un rôle qu'il prend très à coeur et dont il nous a parlé, sans détour. De sa conception de la mode, en passant par son style, confidences d'un acteur charismatique...

Lambert Wilson se baladait, le 6 juin dernier, dans l'une des plus belles et plus prestigieuses rue de la capitale, pour honorer son rôle d'ambassadeur du comité du Faubourg Saint Honoré et participer à la deuxième édition de Summer Time. Un évènement exceptionnel, auquel étaient conviés quelques privilégiés, pour une soirée shopping VIP et luxueuse. Parmi ces petits chanceux, la rédac' de Plurielles.fr, qui a rencontré le bel acteur. Interview d'un homme passionné par la mode.


Pourquoi avoir accepté de devenir ambassadeur d'un tel évènement ?
J'ai accepté dans la mesure où ce n'est pas n'importe quel quartier, où ce ne sont pas n'importe quelles boutiques, pas n'importe quels artisans, ni n'importe quel hôtel, ni n'importe quelle maison. Et on peut difficilement trouver plus prestigieux à Paris. En étant parisien et en ayant moi-même un appartement un peu plus loin que la rue du faubourg saint honoré, je me sens aussi un peu lié à cette artère.


Avez-vous une histoire avec la rue du Faubourg Saint Honoré ?
A 7 ans, j'ai été invité par le général De Gaulle à venir à un arbre de Noël au palais de l'Elysée pour représenter mon école, parmi beaucoup d'autres élèves. Je garde un souvenir émerveillé du moment où je suis rentré dans la cour du palais de l'Elysée pour passer un jeudi après-midi avec Madame de Gaulle et le général De gaulle mais aussi des artistes. C'est un souvenir grandiose car j'associai le palais de l'Elysée à une sorte de château. J'ai même encadré le bristol qui m'avait été envoyé en 1965.


Quel regard portez-vous sur la mode ?

Je suis fasciné par la mode parce que c'est très proche de mon métier. Mais je m'intéresse plus à la mode comme si j'étais costumier moi-même. Tout me passionne. Je regarde tout, de la chaussette à la cravate, parce que ça raconte quelque chose. Le choix des couleurs, s'habiller, c'est s'exprimer artistiquement à son propre niveau. C'est un rapport au monde. Si je n'avais pas été acteur, j'aurais été costumier.


Pouvez-vous nous en dire plus ?

Je me suis toujours intéressé au travail du costumier. Car il s'agit de la première personne qui vous parle de votre rôle, qui a fait une étude poussée de votre rôle. C'est lui qui y a réfléchi, bien avant vous, bien avant le metteur en scène. Grâce au costumier, on apprend des choses sur son personnage.


Vous seriez-vous imaginé dans la confection ?

Non, car j'aime le travail du vêtement lié à la dramaturgie, au théâtre, au cinéma. Je pense que le monde industriel de la mode m'aurait fait peur. Il y a une nécessité permanente de se renouveler, extrêmement harassante et stressante. Je pense que les créateurs deviennent ensuite de grands malades car la demande qui est faite sur leur imaginaire, si régulièrement, est terrible. C'est dur de se réinventer. Je trouve aussi que le monde de la mode, tel que je le fréquentais, est impitoyable. Je le trouve sans patience, avec une capacité à l'ennui très rapide. Et moi, je préfère la continuité, la lenteur, la maturité. Et puis, je dois avouer que je n'ai aucun sens du business.


Comment décririez-vous votre style ?

C'est extrêmement variable, je suis un vrai caméléon à cause de mon métier. Mais, dans la vie, mon style est plutôt neutre. Je privilégie le bleu marine, qui m'obsède, et le brun foncé. En général, je porte un jean, une paire de basket, un tee shirt, un pull. Je n'ai pas envie, dans le privé, de me créer un personnage, parce que c'est déjà mon métier.

 
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