Spécial Lingerie : Etam qui rit, Lejaby qui pleure

Article par , le 24/01/2012 à 11h37 , modifié le 24/01/2012 à 12h14 0 commentaire

En plein salon de la lingerie, l'affaire Lejaby et le défilé Etam Natalia Vodianova traduisent l'état contrasté de l'industrie de la lingerie en France.

Avec 2,3 soutien-gorges achetés par femme en moyenne et par an, les Françaises s'inscrivent comme de grandes consommatrices de lingerie en Europe. Pourtant, tout n'est pas rose dans le monde de la dentelle et des frou-frous. Si des créateurs réputés sur le secteur comme Chantal Thomass ou Fifi Chachnil présentent des collections à la fois raffinées et luxueuses destinées à un public de connaisseuses, prêtes à mettre le prix pour s'offrir ou se faire offrir une parure, le marché de la lingerie présente un visage très contrasté.
Des difficultés financières de Lejaby dont une partie des façonneuses se retrouvent au chômage après 25 ans de bons et loyaux services à Etam dont le show grandiose Natalia Vodianova a attiré aux Beaux-Arts la fine fleur de la mode, la lingerie présente un double visage... "La lingerie est un cas à part dans le monde de la mode, explique la créatrice Chantal Thomass. Pour une petite maison, c'est très compliqué de faire du luxe. Nos fournisseurs nous obligent à prendre beaucoup de stock. Aussi il y a un seuil minimal de production pour faire ce métier. M'adosser au groupe Chantelle m'a permis de proposer plus de modèles dans mes collections, c'est un vrai confort de travail"

Et si la lingerie reste une idée cadeau à Noël ou à la Saint Valentin, les femmes - au quotidien -  se tournent vers des produits de lingerie accessibles, pratiques. "Je comprends bien le succès de la lingerie seconde peau, invisible explique Chantal Thomass, aucune femme n'a envie de porter des porte-jarretelles tous les jours"

 
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