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Portrait de créateurs : Raphael, Alexandre, Laurent Elicha de The Kooples

Article par , le 13/04/2010 à 10h39 , modifié le 13/04/2010 à 18h40 0 commentaire

A la tête de la marque The Kooples, on retrouve 3 frères. Rencontre avec les frères pour décrypter les codes de la marque la plus dandy du moment !

Plurielles.fr : Pouvez-vous nous expliquer l'histoire de The Kooples ?
Une envie de créer une marque de vêtement pour les couples chics et décalés.
La mode féminine est omniprésente mais par contre ce qui est nouveau aujourd'hui c'est que les hommes se permettent des extravagances vestimentaires qu'ils ne s'autorisaient pas depuis de nombreuses années. Ces néo-dandys ont envie de se démarquer, d'avoir un style particulier, à l'image des femmes.
C'est pourquoi il était plus moderne et actuel de penser notre nouvelle histoire vestimentaire, en silhouette complète (des chaussures au blazer) pour homme et femme.
On trouvait très intéressant de donner envie à des couples (hétéros ou gays) de faire du shopping ensemble.
Et on invite souvent les femmes en boutique à venir chipper des pièces au vestiaire de l'homme (ce qu'elles font d'ailleurs très souvent chez elles).
 
 
Quel est votre parcours ?
Nous sommes nés dans la mode et avons travaillé aux côtés de nos parents de nombreuses années. La mode est une vraie passion. Nous pouvons rester des journées entières dans des boutiques vintages sans voir le temps passer.
 
 
Comment vous répartissez-vous les rôles ?
Alexandre et Laurent (34 et 33 ans) sont les Directeurs Artistiques de la marque.
Raphaël (23 ans) réalise tout les visuels de la maison (campagne, lookbook, boutique...), et pense la marque avec ses frères tout en combinant ses études.
 
 
Vos parents ont créé le Comptoir des Cotonniers, la mode c'est une affaire de famille ?

Effectivement pour nous la mode est une affaire de famille.
Aujourd'hui nous travaillons entre frères et essayons d'instaurer cet esprit  familial au sein de notre entreprise.
 
 
Quel est l'ADN de The Kooples, son style ?

Nous avons essayé de créer une marque avec un côté assez intemporel et surtout "Chic & Décalé" : des basiques revisités, des coupes ajustées, des boutons d'officiers aux couleurs de la marque... On a toujours eu ce truc anglais, très rock.
Tous les patrons des pièces à manches (manteaux, vestes, les costumes, chemises) ont été réalisés à Savile Row (la rue célèbre des tailleurs anglais), Chez Norton & Son, à Londres, dans la maison qui réalisait nos propres costumes. The Kooples, ce sont nos envies : envie d'avoir des vestes toujours plus courtes, des manches toujours plus ajustées, des boutons avec des blasons tête de mort ...
 
 
Si on vous qualifie la marque de "dandy arty", cela vous convient ?
Oui, nous disons même chez The Kooples "Dandy, chic et décalé"
 
Quelles sont vos inspirations ?

La musique, la rue, le cinéma, notre entourage ... des boutiques vintages !!

 
Comment définiriez-vous la collection printemps été 2010 ? Quelle est sa ligne directrice ?
C'est une collection où le style rock est toujours très présent mais mixé avec cette pointe de dandysme. Pour l'homme, le pantalon chino* se mélange à une veste officier. Et pour la femme, les dentelles vintages et le liberty s'associent à un perfecto en cuir matelassé, ou à un t-shirt destroy. Il est important pour nous de savoir mélanger les codes tout en gardant une silhouette élégante.
 
 
Votre collection repose sur des basiques, de belles matières, est-ce une volonté d'échapper au "fast fashion" ?
Pour nous les coupes et les détails sont très importants. On a envie de faire des vêtements que les gens puissent porter d'une saison à l'autre sans que cela soit démodé. Ce sont des basiques mais revisité avec le soucis du détails : les boutons et les rivets tête de mort et les écussons, les doublures des vestes à pois et personnalisées "tête de mort", les pates épaules, les pochettes... et je crois que ce sont tout ces détails que les gens apprécient chez nous et qu'ils ne trouvent pas ailleurs

 
Avez-vous une pièce chouchou ?
Le perfecto et les blazers pour homme et femme.
 
The Kooples habille les couples, pourquoi ce choix au lieu de développer 2 lignes ?
Nous avons 2 lignes bien distinctes, une pour femme et une pour homme. Nous n'avons pas une collection unisexe. Mais la coupe de nos vêtements, le style font que certaines pièces des 2 collections sont mixtes. Les hommes menus peuvent mettre les manteaux, cardigans, les jeans de la femme... et les femmes aiment bien acheter des vestes d'hommes de manière à les porter un peu oversized.
Aujourd'hui les couples sont heureux de pouvoir faire du shopping : fini la galère du mec qui attend sa copine assis sur un fauteuil de boutique !

 
Vos campagne de pub sont très reconnaissables, quelle est votre stratégie ?
On souhaitait proposer un véritable vestiaire pour l'homme et pour la femme dans un créneau "haut de gamme accessible". Nous voulions une identité visuelle forte et un reflet de la réalité.
On a très rapidement pensé à des couples : homme et femme, homme et homme, femme et femme... Le casting s'est fait par relationnel : des amis d'amis ...
 
Jusqu'à son patronyme, forcément anglicisé : The Kooples. Un néologisme qui claque comme s'ils étaient à l'affiche du CBGB's.
 
 
A la différence d'autres marques, vous n'avez pas recours à des égéries, mais à des couples lambda, pourquoi ce choix ?
Nous faisons du casting sauvage, dans la rue, dans les boutiques, sur facebook, sur myspace, Nous recevons aussi de nombreuses candidatures spontanées. On ne demande pas que les couples soient parfaits, très beaux, très lisses. Nous cherchons des gens qui dégagent quelque chose, une attitude...
Je pense que le client s'identifie plus à un couple qui ressemble au sien plutôt qu'à des mannequins.
 
Avez-vous envie de faire appel à un duo célèbre ? Qui dans l'idéal ?
Dans l'idéal "Serge Gainsbourg & Jane Birkin"...
 
 
Combien y a-t-il de boutiques ? Quels sont vos objectifs ?
Nous avons à l'heure actuelle 70 boutiques en France. Notre objectif est d'avoir 150 points de vente en 5 ans. Nous pensons déjà à ouvrir à l'international...
 
Quels sont vos concurrents directs ? Zadig&Voltaire ?
Nous n'avons pas l'impression d'avoir vraiment de concurrent direct. Nous avons un style et un concept qui nous sont propres.
 
Quel est le best-seller de la marque ?
Les blazers et notamment les blazers écussons tête de mort.

 
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