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Dossier :Parlez-vous fashion ? Flagship attitude

Depuis quelques mois, on voit se multiplier à Paris, et pas que, des ouertures de boutiques d'un nouveau genre : les flagships. Décryptage d'un phénomène.

Boutique Dior à New York - la joaillerie

Hermès, Ralph Lauren, Burberry, Tod's et depuis peu Gerard Darel à Saint-Germain-des-Prés, H&M et Abercrombie & Fitch sur les Champs-Elysées... Depuis quelques mois la mode semble s'être entichée d'urbanisme (Jean Nouvel a été recruté par H&M pour designer son flagship des Champs tantis que Peter Marino oeuvre à travers le monde pour Louis Vuitton, Chanel et Dior)...
Véritable écrin pour les marques (et les vêtements exposés) ces flagships (comprenez vaisseau amiral... en anglais dans le texte ndrl.) ont poussé comme des champignons, ringardisant d'un coup les marques qui n'ont pas encore modernisé leurs enseignes (par pudeur nous éviterons de citer les noms de ces ringards...).
Ouverture en grande pompe (Hermès rue de Sèvres, Chanel à Milan), people à gogo, et scénographies très étudiées, ces boutiques font figure de publicité vivante pour les marques. Notoriété, image de marque, relationnel qualitatif avec les clients (oh oh appréciez le jus de cerveau issu des marketeurs du luxe), le flasghip est devenu aussi incontournable pour les marques qu'un site internet digne de ce nom. L'exemple le plus patent ? Celui de Gerard Darel, installé juste en face de Hermès. Pas de fanfaronnerie chez le créateur mais une certaine satisfaction à entrer dans la cour des grands.

Revers de la médaille : l'obligation pour les marques de décliner l'ensemble de leurs points de vente sur le modèle de leur vaisseau amiral, et l'addition peut vite s'avérer salée !


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