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Dans le dressing de... Frédérique Trou Roy, créatrice de Manoush

Article par Virginie Gonçalves , le 29/05/2010 à 11h50 0 commentaire

Avec son esprit gypsy-chic, Manoush a su toucher des filles totalement différentes. Ses vêtements colorés ont ainsi séduit Vanessa Paradis ou Paris Hilton. Et ce n'est que le début de l'aventure. Interview avec la fondatrice de la marque.

Frédérique Trou Roy aime les paillettes, la couleur, les mélanges, les jolies poupées et le monde de l'enfance. Un univers unique qui l'a inspirée au moment de créer sa propre marque. Ses vêtements colorés et qui brillent de mille feux détonnent et ça fait du bien. D'ailleurs, ce mélange  hippie-gipsy-ethnique-chic a rapidement trouvé sa place dans le cœur des filles. Rencontre avec la créatrice de Manoush.
 
Comment définiriez-vous votre style ?
Je dirais que c'est surtout un mélange de beaucoup de choses. J'adore les mélanges ethniques qui donnent des looks décalés. Je peux ainsi porter une robe sophistiquée avec des bottes en caoutchouc. J'aime également les looks de poupée, mais de poupée en vacances, pas trop chic. En fait, j'aime les looks qui s'inspirent de l'enfance mais également tout ce qui brille.
 
Quand on ouvre les portes de votre dressing, on voit quoi ?
J'habite à la campagne et je suis souvent dans mon jardin. Donc il y a beaucoup de pantalons en coton, Isabel Marant ou Tsumori Chisato, qui se lavent facilement. Des vêtements pour être à l'aise. J'ai également de nombreuses robes à paillettes et beaucoup de pièces vintage, allant souvent dans des magasins vintage à Londres ou à New York.
 
Etes-vous une fashion addict ?
Non, pas vraiment. Même si j'aime la mode, je ne suis pas très dépensière dans ce domaine. Il y a des pièces coup de cœur pour lesquelles je peux craquer mais, en général, je ne suis pas quelqu'un qui dépense beaucoup chez les créateurs. Je préfère mes pièces vintage.
 
Quels sont vos créateurs fétiches ?
J'aime beaucoup les femmes car elles sont moins dans une séduction agressive. Je ne suis pas très look femme fatale. J'adore l'univers très poétique et très personnel de Tsumori Chisato. Comme moi, elle traite aussi des thèmes de l'enfance. D'ailleurs, sa boutique rue Barbette n'est pas loin de la nôtre et j'ai découvert qu'elle venait souvent chez Manoush et qu'elle était fan. Ses vêtements sont poétiques, inattendus. Ce sont aussi des pièces indémodables et intemporelles. J'aime également beaucoup Luella, le côté poupée anglaise un peu chic de ses créations. Elle travaille comme une petite fille. D'une manière générale, j'adore les anglaises et le style anglais. Côté garçon, je suis une inconditionnelle du créateur indien Manish Arora. Il est étonnant, incroyable. Il est totalement libre et a l'air très sympathique. J'aime beaucoup son univers coloré, très Bollywood, mais néanmoins très portable. D'ailleurs, je pars bientôt en Inde et j'ai hâte d'aller dans sa boutique. Je trouve d'ailleurs dommage qu'il ne soit pas mieux représenté en France.
 
Quels sont vos spots préférés pour faire du shopping à Paris ?
Je ne fais pas beaucoup de shopping à Paris, j'achète mes vêtements essentiellement à Londres, New York ou en Asie. Mais le dimanche j'aime aller me promener dans le Marais, je vais rue Saintonge. J'aime beaucoup Isabel Marant. J'adore mélanger ses pantalons baggy avec des tops brillants Manoush.
 
Quels sont vos icônes de style, vos inspirations ?
Quand j'ai démarré, tout le monde a associé l'univers Manoush au style de Vanessa Paradis. Et c'est vrai que je me sens proche de son esprit hippie chic. J'aime également beaucoup Olivia Ruiz, d'ailleurs nous travaillons avec elle. Ce sont deux filles emblématiques de la marque.
 
Vous ne sortez jamais sans ?
Des boucles d'oreilles. J'ai de superbes boucles d'oreilles marocaines vintage.
 
La pièce dont vous ne vous sépareriez jamais ?
Une jupe dorée Manish Arora.
 
Un vêtement que vous n'avez jamais porté ?
Je ne m'interdis rien, j'essaye tout. En vieillissant, il y a des choses qu'on ne peut plus mettre, comme des jupes trop courtes, mais c'est plus un interdit lié à l'âge. Mais d'année en année, nos goûts changent. Et en détournant ou mélangeant une pièce, on peut finir par l'aimer.
 
La faute de goût ultime selon vous ?
Je suis très indulgente car je m'inspire beaucoup des fautes de goûts. Je les trouve intéressantes. J'adore observer les fautes de goût, notamment au Maroc, car nous n'avons pas les mêmes codes. Il faut les regarder autrement. Tout peut être joli. Cela dépend de la femme qui le porte et de comment elle l'associe.
 
 
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