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Dans le dressing de... Barbara Boccara et Sharon Krief, créatrices de Ba&Sh

Article par Anabelle Assedo , le 30/03/2010 à 18h09 , modifié le 11/05/2010 à 18h15 0 commentaire

Inspirée par la parisienne moderne, chic mais jamais collet-monté, la petite marque qui monte a su s'imposer dans le vestiaire des trendsetteuses au fil des saisons. Interview croisées avec les deux fondatrices de la marque.

Avec son style bobo, ses coupes simples et son art du détail, Ba&Sh incite à la créativité sans pour autant dicter un look calibré. En effet, pour Barbara Boccara et Sharon Krief, la mode c'est avant tout une histoire d'amitié (la leur dure depuis 20 ans), d'instinct et de coups de cœurs.  Leur griffe est d'ailleurs à l'image de leurs envies et du dressing de leurs rêves. Rencontre.


Les deux pétillantes créatrices accueillent Plurielles.fr dans leur spacieux showroom au cœur du marais pour parler chiffon. Entre deux macarons, et dans une ambiance de discussion entre copines, les deux jeunes femmes nous confient leur rapport intime à la mode et au vêtement.


Quand on ouvre les portes de votre dressing, on voit quoi ?
Barbara Boccara : On voit d'abord que je suis bordélique ! J'essaie de pallier à mon manque d'ordre en étant pragmatique : les jeans avec les jeans, les débardeurs ensemble... pour gagner du temps le matin. Mais ça ne dure jamais très longtemps. Il est aussi classé en fonction des saisons, mais ce qui ne quitte jamais mon armoire, c'est ma collection de jeans.
Sharon Krief : Je suis plutôt ordonnée. A première vue, il y a peu de couleurs : surtout du noir, du gris du beige, du bleu marine et quelques touches de couleurs. Je suis aussi très vestes, j'en ai de toutes les matières et sous toutes ses formes.


Etes-vous fashion addict ?
B.B : Au contraire, je ne suis pas une cliente facile, je suis à la recherche du coup de cœur. J'aime rapporter des inspirations de mes voyages. Je n'achète un vêtement que parce qu'il m'évoque quelque chose de fort.
S.K : C'est d'ailleurs en partie pour ça que nous avons créé Ba&Sh, pour créer des vêtements qui nous font vraiment envie et auxquels nous avons réfléchi longtemps avant de les faire figurer dans notre collection. Nous sommes à l'opposé de la mode Kleenex.


Quels sont vos créateurs fétiches ?
B.B : Azzedine Alaïa ! C'est cher mais c'est un travail magnifique. Il reste un maître pour moi.
S.K : Albert Elbaz, j'adore. C'est l'incarnation de l'élégance et de la féminité. Et Balmain dans un autre registre, c'est quand même très beau depuis quelques saisons !


Votre bleu de travail dans la semaine ?
En cœur : Jeans, veste, talons !
B.B : J'ai du mal à concevoir une journée sans talons, quand je suis fatiguée, je triche avec des compensées. Il n'y a que l'été où je viens au boulot en jeans/tongs sans problèmes.
S.K : Je m'habille assez sobrement mais avec de belles matières comme un pull en cashmere, par exemple.


Vous ne sortiriez jamais sans... ?
B.B : ... sans mon parfum.
S.K : ... Sans mon sac.


Quelles sont vos icônes de styles, vos inspirations ?
B.B : Je suis une fan inconditionnelle du look de Vanessa Paradis. Elle sait vraiment bien jongler avec les tendances et se les approprier sans jamais faire "sorti tout droit d'un magazine". Elle a un vrai instinct mode et elle porte bien. Mais je puise aussi mon inspiration dans les blogs, la presse féminine et... les magazines de décoration ! Je peux y trouver le thème d'une collection à venir.
S.K : Même si c'est peut-être un poncif en matière de mode, j'adore l'allure de Kate Moss, son allure sophistiquée et extraordinairement cool à la fois. Mais j'aime aussi la féminité intemporelle de Romy Schneider, une élégante au chic très parisien.


La pièce dont vous ne vous sépareriez pour rien au monde ?
B.B : Un petit blouson court en vison Marni qui ne quitte pas mon armoire depuis plusieurs années.
S.K : Un cadeau de Barbara pour mon anniversaire : Elle m'a offert un magnifique perfecto noir Balenciaga que je ne lâche pas.


Un vêtement que vous n'avez jamais porté ?
B.B : Mon mari m'a offert des robes qu'il rêvait de me voir porter mais qui n'étaient pas moi. Du coup, je n'ai jamais réussi à sauter le pas et les robes ont gardé leurs étiquettes.
S.K : Il m'est souvent arrivé d'acheter des pièces que j'ai remisées aussitôt parce qu'elles étaient moins basiques (des chaussures flashy, une coupe avant-gardiste...). Mais après un temps d'adaptation, je les ressorts pour ne plus les lâcher.


Vous êtes plutôt sac à main ou chaussures ?
B.B : Les chaussures ! Après les jeans, c'est ma seconde passion.
S.K : Les deux, je ne saurais vraiment pas me décider puisque l'un va avec l'autre.


La faute de goût ultime pour vous c'est... ?
B.B : La vulgarité, l'ostentation : une minijupe trop moulante et un décolleté trop profond quand on n'est pas un haricot vert, par exemple.
S.K : Je n'ai pas vraiment d'a priori en matière de mode, ce qui compte c'est le résultat final d'une silhouette. Mais je dirais que le vrai fashion-faux pas réside dans le fait de suivre les dernières tendances sans tenir compte de ce qui est seyant. Une fille qui adopte une jupe boule ou un jeans boyfriend qui n'est pas adapté à sa morphologie.

 
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