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Crise du luxe, les marques font grise mine

Article par , le 29/04/2010 à 15h22 , modifié le 30/04/2010 à 16h26 0 commentaire

Grâce à une clientèle internationale au pouvoir d'achat XXL, les maisons de luxe semblaient jusqu'ici épargnées par la crise. Mais certains indices laissent entendre que la baisse du pouvoir d'achat toucherait aussi les riches. Enquête.

Chanel, Dior, Givenchy, Louis Vuitton, jusqu'ici les maisons de luxe du triange d'or semblaient plutôt bien résister à la crise et à la baisse du pouvoir d'achat. Forts d'un chiffre d'affaire davantage dépendant de la clientèle internationale que du porte-feuille des Français, les grandes maisons comptaient jusqu'ici sur ces happy few au pouvoir d'achat XXL. Mais mauvaise nouvelle, plusieurs indices laissent en effet penser que le luxe aussi connaît la crise. Enquête.

1. L'indice Birkin

Formalisé par Estée Lauder en 2001 après l'éclament de la bulle Intenret, l'indice Lipstick traduit un phénomène intrigant. Malgré la crise, les femmes continuaient d'acheter des rouges à lèvres. Mieux le secteur du rouge à lèvres ne s'était jamais aussi bien porté. "Quand tout va mal, les femmes ont davantage envie de se faire belles parce qu'elles ont confiance en elles et en l'avenir", ont analysé les sociologues. Mais depuis 2008, patatras, le secteur s'effondre !

Equivalent pour la mode de l'indice Lipstick, l'indice Hermès ou indice Birkin met le doigt sur les difficultés actuelles du luxe. Malgré un prix exorbitant pour la plupart d'entre nous (à partir de 6000 € le sac) le sac Birkin de Hermès s'est toujours très bien vendu. Mieux, il fallait s'inscrire sur une liste d'attente (de plusieurs mois) pour posséder enfin l'objet du désir. Mais rien ne va plus non plus chez Hermès. Plus de liste d'attente relate le site du NY Magazine. Hermès dans l'oeil du cyclone de la crise. Les Cassandre auront vite fait de sonner le glas du luxe à la française.

Et si celles qui veulent tout tout de suite (hommage au slogan d'un nouveau magazine féminin) se réjouissent d'éviter désormais ces interminables mois d'attente, le fait que Hermès et le grand magasin de luxe Portero vendent en boutique le Birkin n'est pas forcément une bonne nouvelle pour le luxe !

2. Dubaï, fin de la fête

Au début des années 2000, la clientèle de Dubaï a fait les beaux jours de l'avenue Montaigne. Capables de dépenser des dizaines de milliers d'euros dans une seule boutique, les princesses de Dubaï ont fait le bonheur (et le chiffre d'affaire) des Dior, Chanel et Louis Vuitton. Mais patatras avec la crise qui sévit à Dubaï et l'implosion de son modèle spéculatif, plus question de dépenser sans compter dans les boutiques de luxe.

3. Et si la burqa faisait le jeu de la mode ?

Conséquence inattendue de l'interdiction possible de la burqa, un sérieux manque à gagner pour les boutiques de luxe explique sur son site Les Inrocks. La crainte des Versace, Gucci ? Que les intéressées ne boycottent la France et fassent leur shopping à coup de carte Gold ailleurs. "Sous leur voile elles sont habillées à la pointe de la mode : dessous, c'est jean, mini-jupes et tops décolletés" a expliqué une vendeuse à la journaliste. Burqa ou pas burqa, dans les boutiques, on regarde surtout la carte bleue !

 
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