Qui sont les consommateurs de lingerie masculine "tendance" ?
Au départ, la population gay était très "prescripteur". De même, cela touchait plutôt les "urbains" mais le profil se démocratise de plus en plus. Aujourd'hui, ce phénomène s'est étendu et le consommateur est un homme assumé bien décidé à prendre soin de lui. Il y a eu une prise de conscience de la séduction masculine dans son ensemble : de la cosmétologie à leurs dessous. C'est aussi un homme émancipé : il achète ses dessous tout seul sans l'aide de sa compagne car il sait ce qu'il veut.
Ce succès n'est-il pas avant tout une affaire de communication ?
C'est vrai que les marques ont fait beaucoup d'effort dans ce domaine. On se souvient de campagnes HOM ou Sloggi avec Yannick Noah. C'est une communication offensive qui fait de l'effet : le consommateur s'identifie à des icônes.
Mais au-delà de la communication, les marques ont su se moderniser : travail sur les matières, les coupes (le slip Kangourou de Dolce & Gabbana), les innovations technologiques, les couleurs... Aujourd'hui les critères d'achat sont le confort (anti-transpirant, pour le sport) et l'esthétique.
![]() |
| Salon International de la Lingerie 2006 |
Quels sont les produits qui marchent bien ?
Le boxer associé au marcel marche très bien ainsi que les t-shirts près du corps pour mettre sous une chemise. Tout ce qui touche le homewear également. Le string est plus un outil médiatique qu'autre chose donc il ne remporte pas un énorme succès.
Sinon, les couleurs ont la cote : on voit de plus en plus de kaki, marron, orange, rouge... ainsi que des imprimés aussi (ligne Björn Borg d'inspiration balnéaire).
* Salon International de la Lingerie