Le mot
bandana provient de
l'hindi "
bandhnu" en référence à une méthode traditionnelle de teinture des tissus. Le mot aurait été transformé pour devenir en anglais
bandana.
Mais l'objet lui-même a traversé temps et continents...
Les Américains, à l'époque des cow-boys, portaient ce petit carré de tissu, replié en triangle et noué derrière la tête pour protéger leur nez de la poussière quand ils accompagnaient les troupeaux. Ce même triangle restait le plus souvent noué à leur cou, la pointe devant. Tous les westerns et notamment John Wayne, ont popularisé ce petit morceau de tissu.
C'est aussi le cas des gauchos de la pampa argentine ou des révolutionnaires mexicains.
Bref, sur le continent américain, lors des longues chevauchées, on porte un
foulard pour se protéger de la poussière. Bien entendu, les gangsters l'ont repris bien avant la cagoule ou le bas nylon, pour dissimuler leurs traits lors des hold-ups.
On le retrouve, toujours en Amérique, dans les années 70. Les hippies l'arboraient, avec des motifs imprimés, roulé sur le front et noué derrière la tête. C'est l'époque des cheveux longs pour filles et garçons, du
flower power... Les gays quant à eux le transforment en langage codé : porté dans la poche arrière droite ou gauche, il signale les préférences sexuelles, passif ou actif. Sa couleur précise les pratiques préférées...
Le mot bandana apparaît en France dans les années 80, avec l'accessoire de mode du même nom. On le porte alors façon pirate noué sur la tête pour retenir les cheveux. Plus récemment, au moment de la polémique sur le port du voile comme signe religieux, en 2004, des jeunes filles l'ont porté en version unie et sombre pour cacher leurs cheveux et faire un compromis avec le hijab. Le bandana fait aussi partie de la panoplie des danseurs de hip-hop, porté uni sous la casquette ou sans casquette.
Les guitaristes rock l'arborent au poignet pour garder leur poignet au chaud. Certains sportifs le portent sur la tête pour éviter d'être gênés par la transpiration ou se protéger du soleil, au tennis comme en cyclisme.
Le bandana est un accessoire bon marché, qui revient régulièrement à la mode. Selon votre façon de le porter, au cou, à la tête en bandeau, ou sur la tête "façon pirate", à la taille ou au bras, le bandana imprime un style plutôt jeune et décontracté.
Notre conseil :Le bandana, hors du champ sportif, est un accessoire estival très typé, qu'il vaut mieux éviter de porter au bureau. À la taille, selon sa texture, il devient hippie-chic, porté sur une jupe longue ou mi-longue.