"J'ai tout annulé un mois avant"

Article par Cyril-Claire COURNOYER , le 16/01/2007 à 10h22 , modifié le 16/01/2007 à 10h23 0 commentaire

" Je devais me marier en août 1997, et un mois avant la date, j'ai tout annulé et j'ai quitté mon fiancé. Pourtant, tout allait bien en apparence, je n'avais aucune raison de m'inquiéter. Mon fiancé était le plus gentil garçon parmi ceux que j'avais rencontrés. Beau, intelligent, sensible, mais assez fragilisé par de précédents échecs. Il était aussi très amoureux. Je nageais dans la sécurité affective et notre histoire était sérieuse.
De temps à autre, je ressentais un léger malaise en constatant le décalage entre sa fougue amoureuse et mon encéphalogramme régulier. Mais je me rassurais en me disant que c'était ainsi, il était sentimental de nature, moi pas.
J'ai décidé de me fiancer pour de mauvaises raisons : à cette époque, j'avais rencontré un garçon qui me fascinait et que je voyais souvent. Mon fiancé a " supporté " cette relation avec patience mais je sentais qu'il en souffrait et je me suis sentie déloyale. Je me suis alors fiancée pour lui prouver ma loyauté.
Quelques mois avant la date du mariage, je ne savais pas ce que je voulais : la robe, le cortège... Les préparatifs traînaient. Essayer des robes dans les boutiques ne m'amusait pas tellement. Préparer ce mariage devenait une obligation, une corvée avec rétro planning et tout.
Et puis nous avons entamé une préparation au mariage à l'église. Un soir, lors d'une de ces rencontres, une femme a raconté l'histoire d'un couple dont l'un avait des doutes et avait rompu ses fiançailles. Étrangement, l'idée même de mettre un terme à tout cela créait en moi un soulagement énorme. J'en ai parlé à mon fiancé qui a trouvé sage que nous annulions le mariage mais s'est inquiété de savoir ce que notre relation devenait. Je lui ai demandé quelques jours pour réfléchir, mais je savais déjà au fond de moi que c'était terminé.
Malgré la culpabilité de faire souffrir quelqu'un que j'aimais beaucoup, j'ai toujours pensé qu'il aurait encore plus souffert de vivre avec une femme qui ne l'aimait pas autant qu'il le méritait. "

Audrey, 39 ans

 
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