Stéphanie Bataille, une comédienne gourmande de la vie et des gens

Article par Sandrine Leveugle , le 25/04/2006 à 10h06 , modifié le 25/04/2006 à 16h54 1 commentaire

Avec une énergie infatigable, Stéphanie Bataille passe de la scène à la gestion des relations publiques pour un grand restaurant et à son implication dans de multiples associations - elle est notamment marraine de "Ni putes ni soumises". Portrait d'une comédienne multicartes.

En septembre, Stéphanie Bataille assurera la première partie du spectacle d'Elie Semoun à l'Olympia. Tous deux partagent le même metteur en scène, Roger Louret, qui ne tarit pas d'éloge pour sa nouvelle protégée : " ce n'est pas une rencontre, c'est un coup de foudre. Une gueule... au propre comme au figuré... irrésistible. "
Depuis le 30 août 2005, Stéphanie interprète au Petit Palais des Glaces, à Paris, un one-woman show qu'elle a elle-même rédigé et qui s'intitule " Les Hommes ". Pendant 1h20, elle nous entraîne avec une énergie époustouflante dans l'univers d'une jeune femme accro aux hommes mariés.

" Je sais que je veux devenir comédienne depuis qu'ils m'ont sortie aux forceps ", assure Stéphanie Bataille, qui aime donner rendez-vous au Flora Danica*, le restaurant dont elle gère les relations publiques entre deux représentations : " vous êtes ici chez le plus gros débiteur de saumon en France ", confie-t-elle, une lueur de gourmandise dans les yeux.

Mais la route qui mène à la scène est pavée d'embûches. Pour rassurer ses parents, Stéphanie se lance dans des études d'histoire de l'art : " Cela m'a permis de rencontrer plein de gens, des antiquaires, des commissaires priseurs, avec lesquels je suis toujours en contact ", positive-t-elle.
Le démon du théâtre continuant à la tarauder, elle décide de s'inscrire au cours Florent. Pour financer son rêve et payer son loyer, elle trouve un emploi de vendeuse chez Hermès : " Je vendais un carré toutes les deux secondes, j'en ai profité pour apprendre quelques mots de japonais ". Le dimanche, ses clients du 24, Faubourg Saint-Honoré la retrouvent, surpris, aux puces avec ses amis antiquaires qu'elle n'a jamais cessé de fréquenter. " Je suis curieuse, j'ai toujours voulu aller vers l'autre, ne pas nager en permanence dans le même milieu. "

Avec un toupet et la certitude d'en être digne, elle passe une audition à la Comédie Française. Pari réussi, en 1991 elle participe à la dernière mise en scène de Jean-Luc Boutté dans " Le Roi s'amuse " de Victor Hugo. Robe sur mesure, choucroute, dix phrases à prononcer pendant tout le spectacle : " j'ai vécu des moments formidables ".
Pendant les cinq années qui vont suivre, Stéphanie arpente les scènes ainsi que les plateaux de tournage (elle tourne dans le film de Jean-Pierre Mocky " Alliance cherche doigt "), puis on la voit sur le petit écran dans plusieurs téléfilms et séries (" Madame le Proviseur ", " Navarro ", " Marc Eliott ").

Arrive l'été 2003, et sa canicule. Entre deux visites à des personnes âgées, la comédienne s'installe devant son ordinateur et décide d'écrire son spectacle, " que pour moi ". Son sujet ? La femme accro aux hommes mariés : " Etre la maîtresse de quelqu'un, c'est vachement beau quelque part, c'est accepter de faire toutes les concessions. " Toujours avec le culot qui lui a réussi jusque là, elle provoque une rencontre avec le metteur en scène Roger Louret qui succombe, tout comme Guy Bedos qui devient son parrain de théâtre. De Lyon, où elle a rodé son spectacle en 2004, à l'Olympia en septembre prochain, elle peut être fière de son parcours.

 
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  • Moriano, le 05/11/2009 à 20h09 : Je la connais à peine après deux rencontres professionnelles et je l'ai ressenti trés gourmande de tout


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