La rue, pire que la jungle

Article par Laurence BOURDOULEIX , le 20/02/2007 à 11h03 , modifié le 20/02/2007 à 11h03 0 commentaire

Après deux nuits passées au commissariat, deux jours à errer dans la rue, dans le froid, elle se retrouve, sur les conseils d'un policier, à l'hôpital St Antoine à Paris où sont hébergés des SDF pour la nuit. Elle découvre que des dizaines de personnes s'y entassent pour dormir. " En voyant ce spectacle, la cour des miracles, je me suis dit que non, ça n'était pas moi. Je ne faisais pas partie de ce monde. " Dans son malheur, Brigitte a la chance de rencontrer Tom. Un garçon peu bavard et bienveillant à son égard, pas agressif. Il lui apprend quelques rudiments de la vie dans la rue, se montre protecteur. Sans lui, elle ne sait pas ce qu'elle serait devenue. " Quand on parle de la rue, on ne peut pas imaginer que c'est comme cela. La rue, c'est pire que la jungle. Dans ce monde hostile, une femme n'est rien du tout, c'est une proie idéale, un objet.Tom me protégeait. Mais je pense que j'ai été aussi respectée à cause de mon âge. Une femme de plus de 40 ans dans cet univers, ça surprend. Beaucoup se demandaient ce que je faisais là, certains m'appelaient " maman " ".

 
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