Raphaëla le Gouvello : à nous deux l'océan Indien

Article par Laurence BOURDOULEIX , le 27/03/2006 à 10h18 , modifié le 10/04/2006 à 09h56 0 commentaire

Raphaëla le Gouvello a débuté sa traversée de l'océan Indien en planche à voile, seule et sans assistance. Partie de Exmouth sur la côte ouest de l'Australie, elle doit rejoindre l'Ile de la Réunion, 6300 Kms plus loin. Portrait d'une femme qui force l'admiration.

L'envie d'aller toujours plus loin

On ne peut qu'être admirative de cette femme de 46 ans qui va affronter l'océan Indien pendant plus de 70 jours. A la voir, si mince, on se demande même comment elle arrive à maîtriser, à dompter sa planche à voile, seule au milieu de l'océan. Cet élément naturel qui sait se montrer si hostile parfois.
Alors qu'elle nous a déjà prouvé à plusieurs reprises son talent, sa ténacité dans ses précédents exploits - traversées de la Méditerranée, de l'océan Atlantique et du Pacifique sud- pourquoi se lance-t-elle dans ce nouveau défi et où puise-t-elle son énergie ? Elle nous répond de sa voix douce et déterminée : " j'avais envie d'aller plus loin. C'est une suite logique de mon parcours. Une façon de boucler la boucle. J'ai un petit moteur au fond de moi qui m'apporte l'énergie nécessaire. " Et de l'énergie, elle va devoir en déployer pour supporter la solitude et les efforts physiques essentiels à la traversée des quelques 6700 Kms qui séparent les deux continents.

Rester confiante

Mais après 30 ans de planche, ce défi ne lui fait pas peur, Raphaëla se sent en parfaite symbiose avec l'élément marin. Et même si elle sait que les vents se montrent parfois capricieux et que certains jours elle n'avancera pratiquement pas, elle reste confiante, " seulement cinq minutes de positif dans une journée suffisent à me donner de l'énergie pour continuer. "
Autre question qui nous vient à l'esprit quand on l'imagine seule au milieu de nulle part, dans des conditions parfois extrêmes, avec des creux de trois ou quatre mètres, notamment la nuit, ne traverse-t-elle pas des moments de découragements ? " Je suis consciente que je ne suis pas grand-chose face à l'océan, que je dois être très vigilante quant à une éventuelle chute, un chavirage, à la fatigue, mais ma planche est ma compagne et je m'y sens en sécurité même en pleine nuit. C'est évident que je traverse des moments de doute et de découragement, mais de toute façon d'un point de vue marin je ne peux pas faire demi-tour et sur le plan humain je n'en ai pas le droit. Quand cela m'arrive je pense à tous ces gens qui croient en moi, qui me soutiennent et ça me redonne la force de me battre. Et puis j'ai appris à gérer tout cela et j'ai aussi une radio, un téléphone, je peux communiquer. "
A quelques jours du départ, elle nous confirme que sa détermination reste plus forte que tout. On est loin d'en douter.

A travers ce défi Raphaëla, qui est vétérinaire en aquaculture, veut aussi sensibiliser le public et encore plus les enfants au respect de l'environnement. Et comme elle aime à le dire, " je planche pour la planète ". Elle a réalisé en partenariat avec le groupe Suez et la Lyonnaise des eaux un kit pédagogique, accessible sur son site, pour éveiller l'intérêt des enfants sur les grands enjeux environnementaux, du cycle de l'eau, à la protection de la faune et de la flore.
Pour consulter le site officiel de Raphaëla, cliquez ici. 


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