Murielle Vadret, vétérinaire dans l'Aveyron

Article par Cyril-Claire COURNOYER , le 24/02/2006 à 16h03 , modifié le 08/11/2006 à 10h32 1 commentaire

Originaire du Cantal, Murielle Vadret a toujours souhaité revenir dans son " pays " pour exercer son métier de vétérinaire. Elle nous raconte ses journées... jamais pareilles mais toujours riches en émotions !

Devenir vétérinaire... un rêve de petite fille ?
J'ai toujours souhaité travailler dans le domaine agricole, et surtout rester près de ma région natale, le Cantal. Alors je suis allée étudier la médecine vétérinaire à Toulouse, en gardant toujours mon souhait en tête: revenir dans un milieu plus rural par la suite !

Quelle est votre principale clientèle ?
Des bovins, puisque qu'il y en a beaucoup dans l'Aveyron. Je vois aussi des chiens et des chats bien sûr, mais plus rarement.

Vous déplacez-vous beaucoup ?
Très souvent, même si quelques grosses bêtes se déplacent aussi au cabinet ! Mais je passe beaucoup de temps sur la route, d'autant plus que nous avons depuis peu deux cabinets à gérer. Notre région est très vallonnée, et l'hiver, les routes sont souvent enneigées !

Vivre dans un coin reculé n'est-il pas trop difficile ?
Non, je passe mes journées à rencontrer des gens passionnés par leur métier et notre quotidien n'est jamais le même. De plus, le week-end je pars en randonnée, je fais du ski de fond... c'est une belle qualité de vie. On est tranquille sans être complètement isolé.
Puis nous travaillons beaucoup durant l'hiver, mais il faut avouer que de fin mai à fin août, les vaches partent à la montagne et nous.... en vacances !


Quelle est la plus grosse difficulté que vous rencontrez dans votre métier ?
Il n'y a pas assez de nouvelles recrues ! Je pensais que ce problème était lié à ma profession, mais je m'aperçois qu'il concerne beaucoup de professions libérales.


Il n'y a pas assez de nouvelles recrues ! Je pensais que ce problème était lié à ma profession, mais je m'aperçois qu'il concerne beaucoup de professions libérales.

Comment expliquez-vous cela ?
Les nouvelles générations ne sont pas habituées à être souvent d'astreinte, les jeunes trouvent cela trop difficile. Mais dans ce métier, nous devons toujours nous tenir prêts. Puis c'est vrai que l'hiver est une saison calme, même si on peut pratiquer plein d'activités ! Ceci dit, c'est un choix, nous ne sommes pas des sinistrés de la campagne !

Que vous apporte ce métier ?
Etre vétérinaire, c'est d'abord aimer les animaux, mais il est aussi nécessaire d'aimer les hommes. Les gens que je rencontre adorent ce qu'ils font, c'est très agréable, très stimulant. Il y a aussi le côté valorisant de pouvoir rassurer, aider... Puis une naissance, c'est toujours tellement émouvant...

Quel message souhaiteriez-vous faire passer pour attirer de nouveaux vétérinaires dans votre région ?
Venez, ici on vit des choses simples dans un système simple. C'est très précieux et de plus en plus rare dans notre société. Certes, on a parfois les chaussures pleines de boue, mais il ne faut pas imaginer qu'on est des ploucs pour autant !

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  • AHM, le 09/06/2009 à 22h19 : Bravo Murielle vous faites un excellent travail mes respects


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