Maria Stenström, à la tête de Volvo France

Article par Laurence BOURDOULEIX , le 26/09/2006 à 17h07 , modifié le 13/11/2006 à 10h35 0 commentaire

Cette Suédoise, directrice de Volvo France depuis trois ans, est la seule femme à ce poste chez un constructeur automobile en France. Rencontre avec une chef d'entreprise qui a su se faire une place dans un monde encore très masculin.

Travailler dans le secteur de l'automobile c'est un choix ou un hasard ?
C'est un hasard. Je suis rentrée chez Volvo juste après mes études. A Göteborg, d'où je suis originaire, en Suède, c'était la société qu'il fallait intégrer si on voulait embrasser une carrière internationale. Je suis fidèle à cette entreprise depuis maintenant 23 ans.

Le monde de l'automobile vous intéressait-il malgré tout ?
Oui, j'aimais les voitures. Depuis mon entrée au sein de Volvo j'ai occupé diverses fonctions, d'abord en Suède puis dans différents pays d'Europe. J'ai découvert au fur et à mesure la complexité de ce secteur et ses différents métiers que ce soit au niveau industriel, commercial ou du service après-vente.

C'est un monde plutôt masculin, est-ce facile pour une femme de s'y imposer ?
Il m'est un peu difficile de répondre à cette question car je n'ai travaillé que dans ce domaine d'activité. Mais je n'ai jamais rencontré de difficultés que ce soit en Belgique ou en Espagne. Le fait qu'une femme arrive à la tête de Volvo France a été bien accueilli en interne comme en externe. Je dirige aujourd'hui 80 personnes dont la majorité est évidemment composée d'hommes.

Ne faudrait-il pas donner plus de place à la femme dans le secteur de l'automobile ?
Oui, certainement, il faut plus les mettre en avant. Mais les choses évoluent, les femmes sont quand même de plus en plus présentes dans ce secteur. Chez Volvo, nous avons été les premiers à présenter un prototype conçu uniquement par des femmes, pour des femmes. C'est une expérience à renouveler.

Quelles sont pour vous les qualités requises pour occuper un tel poste ?
Il faut déjà être passionnée par ce que l'on fait. Et dans ce métier en particulier, cet intérêt ne doit pas se restreindre au niveau technique. Il faut être également à l'écoute du personnel, des concessionnaires, des clients, ne jamais penser qu'on est seule à diriger. Aimer travailler en équipe me semble également une priorité.

C'est un métier très prenant, avec beaucoup de déplacements, n'est-ce pas difficile de concilier vie pro et vie privée ?
J'ai deux enfants et nous avons toujours été deux à la maison pour les élever. C'est évident que cela nécessite d'avoir de l'aide ainsi qu'une organisation rigoureuse. Pour qu'une femme accède à des responsabilités, il faut un vrai partage des tâches familiales, sinon c'est difficile d'y arriver. Mais avoir des enfants n'a jamais été une entrave à ma carrière. Quand je suis à la maison je suis à 100 % avec eux et au bureau à 100 % pour mon travail.

 
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