Laurence, l'amour "vache" au quotidien !

Article par Laurence BOURDOULEIX , le 27/02/2006 à 17h48 , modifié le 15/03/2006 à 10h26 1 commentaire

Depuis un an et demi, Laurence s'est totalement impliquée dans l'élevage de "Charolaises" de son mari en Creuse. A 28 ans, cette jeune maman d'un petit garçon de trois ans, est littéralement tombée "amoureuse" de ces vaches. Elle nous fait partager avec enthousiasme cette passion naissante.

CharolaisesLa naissance d'une passion
Bien que Laurence habite à la campagne depuis son enfance, elle ne connaissait pas le milieu agricole. Depuis dix ans, elle vit dans la ferme de son mari Fabien, éleveur de Charolaises, mais elle avait toujours gardé une vie professionnelle bien distincte. La jeune femme a travaillé comme secrétaire médicale au sein d'une clinique pendant six ans. Il y a un peu plus d'un an, elle a ressenti l'envie de s'investir totalement dans le métier de son mari. Avec ce dernier et son beau-père, ils ont créé une société agricole. " J'ai toujours aimé les animaux et au fil des années ce monde m'a de plus en plus intéressée et aujourd'hui il me passionne. Mes parents ont halluciné, c'est le bon terme, quand je leur ai appris que je changeais de métier. Ils ont trouvé cela incroyable. Ca m'amuse de repenser à ce que je me disais plus jeune, " je n'épouserai jamais un agriculteur et ne vivrai pas dans une ferme. " Je crois que, tant qu'on n'est pas impliqué totalement dans ce métier, on ne peut pas le comprendre. Surtout que ce milieu a bien évolué. Je ne suis pas la paysanne aux joues rouges avec de la boue partout ! " confie-t-elle amusée.

" Je suis tombée amoureuse des vaches " !
Sa première approche des vaches n'a pas été concluante. " J'avais peur des bêtes. Il faut dire que ce sont quand même de gros animaux. " Très vite, Laurence s'est surprise à aimer ses vaches, à aimer s'en occuper. " Je crois que j'en suis littéralement tombée amoureuse ", avoue-t-elle. Et il n'y a aucun doute quant à la teneur de cet aveu, tellement son ton est enthousiaste quand elle en parle. C'est une véritable petite famille dont elle s'occupe : 120 mères charolaises et leur veau. Un lien s'est instauré très rapidement entre les animaux et elle. Elle appelle d'ailleurs chaque vache par son prénom. Si, à nos yeux d'ingénues, elles semblent toutes identiques, pour elle, chacune à son expression et son caractère. Laurence les bichonne, notamment celles qu'elle présente aux concours et elle adore chouchouter les veaux. Mais bien qu'elle soit dans le domaine de la reproduction, il arrive parfois qu'elle doive se séparer d'une vache. Et c'est avec le cœur serré qu'elle le fait.


Ne pas se laisser envahir par cette passion
Laurence n'a pas choisi la facilité en optant pour ce métier qui reste dur physiquement. Elle a toutefois la chance de ne pas être obligée de se lever à 5 h 00 du matin comme certains agriculteurs. Mais il arrive que lorsqu'une vache est sur le point de mettre bas, cela demande une surveillance accrue et c'est parfois à 3 h 00 du matin qu'elle est sortie de son lit pour un vêlage. " La première fois, j'ai été très impressionnée et encore plus quand j'ai assisté à une césarienne. J'ai appris tellement de choses, même médicales, depuis que j'ai choisi cette vie."
Mais Laurence ne vit pas que pour ses vaches. Avec son mari, ils s'obligent à avoir d'autres occupations, " à ne pas se faire manger par elles ". Car son métier c'est 7/7 jours et 24h/24. Ils s'octroient une semaine de vacances chaque été, mais pas plus, et quelques sorties dans l'année. Tous les quinze jours ils participent à des concours, des petites bouffées d'oxygène pour Laurence. " Cela demande toute une organisation quand on s'absente deux jours, mais j'adore ce milieu, j'y retrouve des amis, des collègues et des personnes aussi " fadas " que moi, ça change les idées malgré tout. Et j'aime bien préparer les bêtes qui concourent.
Même si elle gravite principalement dans ce monde agricole encore très masculin, elle n'en reste pas moins femme. " C'est important pour moi, pour mon couple." Ne l'imaginez donc pas avec une salopette informe toute boueuse ! Certes, elle est obligée d'adopter une tenue adéquate, mais ça ne l'empêche pas de suivre la mode. " Je porte des jeans tendance pour aller aux vaches ! " tient-elle à préciser. " Ma vie est là, au milieu de ma ferme. J'y suis bien. C'est tellement une chance de partager sa passion avec l'homme que vous aimez. " Et la relève semble assurée avec leur petit garçon qui ne semble pas effrayé par ces grosses bêtes. Laurence est tellement passionnée par son métier qu'elle vous donne immédiatement envie d'aller passer quelques jours à ses côtés faire la connaissance de Victoire*, Noëmie ou Nougatine...

*elle vient de gagner le deuxième prix dans la catégorie " jeunes femmes de deux ans " au Salon de l'agriculture

 
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VOS RÉACTIONS

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  • AHM, le 09/06/2009 à 22h05 : Bravo Laurence ce que vous faites est magnifique votre amour pour lé levage est une passion caché des que vous étier petite en plus rien ne vaut la vraie vie pleine de sentiment réelle, la passion que vous aimer je vous encourage


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